Focus Cannes 2026

Entre héritage et désir de renouvellement, cette 79e édition du Festival de Cannes semble vouloir faire dialoguer toutes les temporalités du cinéma. Le choix de Thelma & Louise pour son affiche n’a rien d’anodin. Derrière cette image devenue iconique, se dessine l’idée d’un cinéma en mouvement, traversé par des élans de liberté, de réinvention et de prise de risque. Cette dynamique se retrouve dans des sélections particulièrement foisonnantes, où cohabitent films patrimoniaux, grands auteurs confirmés et nouvelles voix appelées à marquer les années à venir.

Nous nous réjouissons notamment de voir le retour de James Gray avec son film Paper Tiger en compétition officielle. Si l’on peut toutefois interroger une sélection qui tend parfois à disperser les premiers films entre les différentes sections parallèles plutôt que de leur laisser une place plus affirmée au sein de la compétition principale, cette édition demeure particulièrement riche en découvertes, grâce à l’émancipation en grande partie du cinéma américain.

Du côté de Format Court, plusieurs premiers longs métrages repérés de longue date suscitent déjà notre curiosité, aussi bien dans la sélection officielle qu’à la Semaine de la Critique, à la Quinzaine des Cinéastes ou à l’ACID Cannes. Nous pensons notamment à Cœur secret de Tom Fontenille, Gabin de Maxence Voiseux, We Are Aliens de Kohei Kadowaki, In Waves de Phuong Mai Nguyen ou encore Les Éléphants dans la brume de Abinash Bikram Shah. Mais Cannes reste aussi ce lieu où les découvertes naissent parfois de manière totalement imprévue, au détour d’une projection matinale, d’une séance parallèle ou d’un film dont on n’attendait rien et qui finit par s’imposer comme une évidence.

Gabin de Maxence Voiseux

Comme chaque année, le court métrage continuera d’y apparaître comme un espace privilégié d’expérimentation et de révélation, où émergent les cinéastes qui façonneront peut-être le cinéma de demain. Ces multiples sélections 2026 semblent notamment marquées par des œuvres où l’intime dialogue constamment avec le politique, où les questions de mémoire, de corps, de territoire ou d’identité traversent des formes particulièrement libres. Entre récits sensoriels, hybridations des genres et gestes de mise en scène plus radicaux, les courts présentés cette année donnent le sentiment d’un cinéma jeune qui cherche moins à rassurer qu’à inventer de nouvelles manières de regarder le monde.

Une édition cannoise que Format Court couvrira une nouvelle fois avec attention, à travers ses critiques et entretiens, des courts métrages aux premiers longs les plus prometteurs.

Paul Esquerré 

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