Venant compléter l’annonce de la Sélection officielle du 64e Festival de Cannes et composée cette année de neuf films venus de neuf pays différents, la Compétition 2011 rassemble une grande variété de propositions cinématographiques, par le style, le genre, la durée, la nationalité. Présidé par le cinéaste Michel Gondry, le jury (Julie Gayet, Jessica Hausner, Corneliu Porumboiu, João Pedro Rodrigues) décernera la Palme d’or du court métrage lors de la cérémonie de Clôture, le 22 mai prochain.
« Low Cost (Claude Jutra) » est un film qui a de la valeur. De façon impertinente et légère, le cinéaste suisse Lionel Baier vient frontalement nous questionner à travers le personnage de David Miller sur notre rapport à la mort. Filmé à l’aide d’un téléphone portable, « Low Cost » explore le potentiel de cet outil intime devenu le support quotidien de notre mémoire. Quoi de plus pertinent alors que de raconter l’histoire d’un homme de 34 ans, l’âge du cinéaste, qui affirme à l’aide d’une voix-off enregistrée par l’auteur lui-même, connaître suite à un rêve prémonitoire la date de sa mort et qui enregistre les derniers moments de sa vie pour se préparer à passer de l’autre côté bientôt.
Du 6 au 11 juin 2011, aura lieu le 19ème Festival Le Court en dit long à Paris. Sur la centaine de films soumis à la sélection, 34 films en compétition (films de fin d’études de l’INSAS, l’IAD ou La Cambre, fictions, animations, documentaires et films expérimentaux) réalisés en Wallonie et à Bruxelles seront présentés au public et soumis à l’appreciation du jury composé de Fabienne Godet, Véronique Heuchenne, Marie Kremer, Nicolas Giraud, et Donald James.
“Il existe des formes cinématographiques minoritaires et alternatives qui participent d’un cinéma plus exigeant, plus rigoureux, plus novateur d’un point de vue formel”, affirme Sylvain George, l’un des invités d’honneur du Festival Courtisane. Ce cinéma, davantage que les autres, souffre d’une diffusion marginale et reste souvent incompris du grand public. Chaque année, le festival gantois nous fait part d’une production éclectique et bien vivace. Dans la sélection, « Kopfüber im Geäst » (Hanging Upside Down In the Branches) de Ute Aurand et « Qu Da Hai De Lu Shang » (On the Way to the Sea) de Tao Gu, Prix Spécial du Jury Labo à Clermont-Ferrand, sont deux films qui interprètent le souvenir de façon personnelle et convaincante.