La fine fleur du clip est réunie cette année dans la sélection “Décibels” du 34e Festival de Clermont Ferrand. Parmi les heureux élus, on note la présence de « The Shrine / An Argument » (Fleet Foxes) réalisé par Sean Pecknold, « Cecelia & Her Selfhood » (Villagers) réalisé par Adrien Merigeau, de « The bench » (Sissi Lewis Kitty) réalisé par Crowther et Bruno SalAmone, mais aussi de “Oofplane //Selekt the machine” (Dj Oof) réalisé par Frédéric Jaîs Elalouf.
En 2010, le Centre Pompidou a eu la judicieuse idée d’envoyer des artistes français en Inde en leur donnant carte blanche pour revenir avec leur vision forcément singulière de ce gigantesque pays, finalement encore assez méconnu par l’Occident. Les œuvres réalisées ont donné lieu à une exposition – couronnée de succès – baptisée Paris-Delhi-Bombay à Beaubourg au printemps 2011.
En parallèle de la triple compétition officielle, la programmation de Clermont-Ferrand contient également une sélection de clips baptisée « Décibels ». Nous vous invitons à découvrir la douzaine de vidéos sélectionnées cette année, les unes plus créatives que les autres, sur place si vous êtes dans la capitale auvergnate ou sur la toile si vous nous suivez de loin.
« Oh Willy », ce titre, à prononcer comme un soupir, évoque le surgissement du souvenir, et la mélancolie qui caractérise le personnage éponyme du film d’Emma de Swaef et Marc Roels. Projeté en avant-première en compétition nationale au Festival International de Clermont-Ferrand, « Oh Willy » nous plonge dans un univers délicat et poétique, une véritable quête des origines.
Mihai Grecu est un auteur expérimental qui sait jouer avec les émotions du spectateur. Son dernier film, « We’ll become oil », dresse un tableau noir et hyper esthétique du monde contemporain centré sur son fondement énergétique, le pétrole. Un peu comme dans son précédent film « Centipede sun », le réalisateur roumain crée des images épurées qui nous font pénétrer dans un univers visuel et sonore hypnotique où la matière et les éléments prennent vie et nous amène à une profonde réflexion sur notre propre nature et l’époque que …
Le cru 2012 de la 34e édition du Festival International de Clermont-Ferrand a un goût de Kazak. Lauréat du Prix Procirep 2011 du meilleur producteur, Kazak Productions s’est vu en effet offrir une carte blanche lors du plus grand festival de court métrages. À l’image de leur “ligne éditoriale” qui se veut contemporaine, hétéroclite et osée voire radicale, ils nous proposent ici une sélection diversifiée et tranchée.