Archives pour l'étiquette Les Césars

Romane Gueret & Lise Akoka. Du ciné, de l’envie, du réel

Romane Gueret & Lise Akoka. Du ciné, de l’envie, du réel

Premier (très beau) film, casting sauvage, rencontre avortée, envie d’authenticité et d’apprentissage, projet porté à bout de bras, campagne Ulule à la clé : Romane Gueret et Lise Akoka ont co-réalisé « Chasse royale », un moyen-métrage primé à la Quinzaine et présélectionné aux prochains César, encore visible quelques heures sur le Court-Circuit d’Arte. Discussion à deux voix, avant le passage au long.

César 2017, les 24 courts de fiction sélectionnés !

César 2017, les 24 courts de fiction sélectionnés !

Après vous avoir dévoilé hier les 12 films en lice pour le César de l’animation, voici les sélections côté fiction. Le Comité Court Métrage de l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma a choisi pas moins de 24 films (une première) qui concourront au César 2017 du meilleur court métrage et qui seront présentés dans le « Coffret DVD César 2017 ».

Des supers filles & courts primés aux César

Des supers filles & courts primés aux César

Vendredi soir, le Théâtre du Châtelet a vu récompenser deux réalisatrices de courts métrages repérées par Format Court : Céline Devaux a remporté le César de l’animation avec son formidable « Le Repas dominical » (projeté en septembre 2015 dans le cadre de nos projections en présence de sa réalisatrice) tandis que Cécile Ducrocq a obtenu celui du court avec son très juste film, « La Contre-allée » projeté en sa présence et celle de sa comédienne, Laure Calamy, à notre dernière Soirée Format Court, il y a 10 jours.

Sous tes doigts de Marie-Christine Courtès

Sous tes doigts de Marie-Christine Courtès

Au décès de sa mère, une femme revient, avec sa propre fille, sur les lieux où elle a passé une partie de son enfance, un camp de réfugiés mis en place pour les rapatriés de la guerre d’Indochine. Elle lui raconte l’histoire de son aïeule. Cette dernière a fui l’Indochine coloniale après avoir mis au monde sa fille dont le père, un colon français, n’a jamais voulu s’occuper. En arrivant en France, elle est accueillie avec son enfant dans ce camp plus que sommaire.

Sarah Van Den Boom : « Entre le dessin, l’écriture et mes enfants, j’ai le sentiment d’accoucher à chaque fois »

Sarah Van Den Boom : « Entre le dessin, l’écriture et mes enfants, j’ai le sentiment d’accoucher à chaque fois »

La réalisatrice Sarah Van Den Boom a plus d’une corde à son arc. Elle est également productrice au sein de Papy3D, anime et crée des décors, illustre, travaille entre Paris, Bruxelles et Los Angeles. Pourtant, malgré ou grâce à ce foisonnement, son cinéma est entièrement orienté vers la description de l’intime.

Drôles de César

Drôles de César

Vendredi soir, de 19h à 1h du matin, les membres de l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma ont vécu et supporté tant bien que mal la très longue des Nuit des César. Ceux qui avaient prévu le coup avaient emmené un coussin avec eux et récupéré leurs manteaux avant la fin. Les autres, coincés au milieu des rangées, fermaient de temps en temps un oeil en espérant que les caméras de Canal ne leur fassent pas de mauvaises blagues.

Xavier Legrand : « Je suis contre le pathos mais pas contre l’émotion, au contraire. Ce n’est pas parce qu’on ressent une émotion forte que c’est pathétique »

Xavier Legrand : « Je suis contre le pathos mais pas contre l’émotion, au contraire. Ce n’est pas parce qu’on ressent une émotion forte que c’est pathétique »

Il a remporté le César du Meilleur Court Métrage vendredi passé après avoir fait un superbe parcours en festival, notamment à Clermont l’an passé (Grand Prix, Prix du Public et Prix Télérama). Le premier film de Xavier Legrand, « Avant que de tout perdre », évoque la violence conjugale, la peur et les non-dits, sous la forme d’un thriller extrêmement efficace. Comédien avant d’être réalisateur, Xavier Legrand revient sur son parcours, son intérêt pour la dramaturgie, la prise en charge de l’émotion et son écriture plus adaptée au cinéma qu’au théâtre.

César 2014 : « Avant que de tout perdre » et « Mademoiselle Kiki et les Montparnos » primés !

César 2014 : « Avant que de tout perdre » et « Mademoiselle Kiki et les Montparnos » primés !

Ce vendredi 28 février, avait lieu la 39ème cérémonie des César. Lors de la soirée, deux César ont été attribués à deux courts métrages, l’un en fiction, « Avant que de tout perdre » de Xavier Legrand (également en lice pour les Oscar 2014) et l’autre en animation, « Mademoiselle Kiki et les Montparnos » d’Amélie Harrault. Pour rappel, ces deux premiers films avaient été projetés lors de nos séances Format Court, en présence des équipes.

Jean-Bernard Marlin : « Ce que j’ai essayé de faire dans cette fiction, c’est avoir sans cesse une exigence de vérité et d’authenticité, c’est-à-dire ne jamais mentir sur ce que j’ai ressenti ou vu dans des foyers, avec les jeunes en difficulté »

Jean-Bernard Marlin : « Ce que j’ai essayé de faire dans cette fiction, c’est avoir sans cesse une exigence de vérité et d’authenticité, c’est-à-dire ne jamais mentir sur ce que j’ai ressenti ou vu dans des foyers, avec les jeunes en difficulté »

À l’instar de sa jeune héroïne qui s’échappe d’un tribunal, le film de Jean-Bernard Marlin « La Fugue », lui, court après les récompenses. Il a d’abord décroché l’Ours d’or du court métrage à Berlin en 2013. Puis, il a remporté à Clermont-Ferrand le prix Télérama ainsi que le prix ADAMI pour son acteur principal Adel Bencherif. Ce film qui dévoile à un rythme effréné la relation d’équilibriste d’un éducateur avec une jeune délinquante, est aujourd’hui nominé pour le César du Meilleur court métrage 2014. Nous avons rencontré le réalisateur pour un entretien révélant quelques secrets de fabrication de ce film urgent qui s’accommode si bien de la forme courte.

Marie Monge : « Plus on avait des contraintes (ni CNC ni chaînes), plus le film était en danger, plus les gens se sont investis, plus on est allé à la guerre ensemble »

Marie Monge : « Plus on avait des contraintes (ni CNC ni chaînes), plus le film était en danger, plus les gens se sont investis, plus on est allé à la guerre ensemble »

Réunis dans un café parisien, Charif Ounnoughene, Karim Leklou, Marie Monge et Sébastien Haguenauer, respectivement comédiens, réalisatrice et producteur du film « Marseille la nuit », évoquent leur travail en commun, les joies et les difficultés liés au film qui les a conduit à la nomination aux César du Meilleur court métrage. Discussion à plein de voix, autour de l’énergie collective, des petits plaisirs, de l’amitié, du format moyen, des emmerdes et des rêves.