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Short Screens #39 : Music in the Air

Des accompagnements au piano des films muets aux bandes originales mythiques, musique et cinéma ont toujours entretenu un rapport fusionnel. En ce mois de juin qui célèbre la fête de la musique, Short Screens vous propose sa dernière séance de la saison 2013-2014. En attendant la reprise des séances mensuelles en septembre, venez apprécier une programmation composée de sept courts métrages, autant de variations mélodieuses et rythmées sur ce langage universel.

Rendez-vous le jeudi 26 juin à 19h30, Cinéma Aventure, Galerie du Centre 57 (rue des Fripiers), 1000 Région de Bruxelles, PAF 6€

Un projet à l’initiative de l’asbl Artatouille et Format Court

Programmation

MORGENROT/Jeff Desom/ Luxembourg/ 2009/ expérimental/ 3’35
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Un piano en flammes tombe d’un building en 1920 à New York.

Article associé : la critique du film

MIENTRAS NUEVA YORK SUENA /David Moreno/ Espagne/ 2013/ documentaire/ 24′
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Film documentaire qui parcourt la ville de New York à la rencontre de musiciens de rue qui vivent pour et par la musique, parfois comme métier, d’autres comme hobby ou comme thérapie.

THE MELODY OF CHOICE /Vera Mulyani/ Etats-Unis/ 2012/ fiction/ 15’30
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La Mélodie du choix raconte la vie d’un garçon en Louisiane, un petit génie au destin de récupérateur d’ordures.

BETTY’S BLUES /Rémi Vandenitte/ Belgique/ 2013/ animation/ 12′
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Un jeune guitariste tente sa chance dans un vieux bar de blues de Louisiane. Il évoque la légende de Blind Boogie Jones, dans la Nouvelle-Orléans des années 1920. Une histoire d’amour et de vengeance.

Article associé : la critique du film

MELODIE POUR AGNES /Marrie Larrivé et Camille Authouart/ France/ 2013/ fiction-animation/ 10′
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Poème amoureux dans lequel la passion démesurée d’un botaniste pour sa femme chanteuse pousse celui-ci à briser les frontières du réel et de l’imaginaire, du possible et de l’impossible, de la vie et de la mort.

METUBE: AUGUST SINGS CARMEN « HABANERA » /Daniel Moshel/ Autriche/ 2013/ expérimental/ 4′
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Hommage à ces milliers d’utilisateurs de YouTube et de blogueurs vidéo à l’ambition débordante, adeptes plus ou moins doués de l’autopromotion sur Internet qui se sont forgés un public au niveau international.

KISMET DINNER /Mark Nunneley/ Royaume-Uni/ 2013/ 9′
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Cupidon raconte l’histoire d’une serveuse timide qui adore chanter, amoureuse du seul client qui semble indifférent à sa belle voix.

La Main sur la gueule d’Arthur Harari

Sans concession, le deuxième film d’Arthur Harari tente de décrire en près d’une heure les âpres retrouvailles entre un père et son fils sous le regard de la petite amie de ce dernier.

Une telle histoire peut être filmée de bien des manières différentes et la force du film d’Arthur Harari est de les embrasser toutes avec la même intensité, ce qui rend la progression de son film tout bonnement passionnante.

« La Main sur la gueule », on la prend dès le début. Un homme conduit. Son visage est aussi marqué et plein que la campagne anonyme qu’il traverse et qui défile derrière lui. Il n’y a aucun insert. Puis, au second plan, un train s’éloigne d’un quai vide, laissant derrière lui un couple en habits clairs sur un fond sombre. Le même vacarme mécanique emplit l’espace sonore, comme une insulte à la nature environnante.

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Explorant la gare vide, le couple, simple et beau, contraste avec l’homme au visage buriné vu juste auparavant et qui finit par les rejoindre. Va-t-il y avoir un duel ? Une passe d’arme ? L’arrivée en gare est celle d’un début de western.

Dès cette première confrontation, plusieurs éléments attirent avant de mettre mal à l’aise. Harari aime à dire qu’il choisit ses comédiens directement dans son entourage pour travailler avec des personnes au travers de ses personnages. La méthode est d’une efficacité redoutable et on croit avoir deviné dès le début de son film toute la brutalité sourde et muette de Jean-Louis, le père (Christian Chaussex, vu depuis dans « Michael Kohlhaas » d’Arnaud des Palières), la colère prête à exploser de Bruno, son fils (Bruno Clairefond, souvent présent dans des rôles à deux visages) et la force naturelle de Liliane (Shanti Masud, depuis passée principalement à la réalisation).

Contre toute attente et au gré de scènes parfois muettes parcourues d’éclats magnifiques, les personnages se détruisent et se reconstruisent différemment. Un réseau de références bien assumées constitue les marqueurs de ces changements. On retrouvera donc un punk-rock déglingué (« Fontenay-sous-bois » des C Koissa), les stigmates de la comédie et du film noir français où tout se règle autour d’une mobylette, d’une table de cuisine.

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Harari joue avec les symboles quand il fait de Liliane un personnage de la Nouvelle Vague au détour d’une marinière ou qu’il convoque le vocabulaire visuel dépouillé d’Alain Cavalier. Tous les moyens sont bons pour être au plus près de ses personnages. La précision du cadre, du son, des dialogues ainsi que les correspondances d’une coupe à l’autre rendent transparents les genres traversés par ce road-movie quasiment immobile et lui donnent cohérence et rythme.

Les visages s’ouvrent, se ferment, les corps se cachent et se dévoilent, le film tendant vers sa confrontation finale, attendue, dérisoire et magnifique, celle d’un fils et de son père.

Elle a lieu en plusieurs mouvements au terme d’un malaise savamment travaillé dans une durée nécessaire et fascinante, donnant ses lettres de noblesse à son format, le moyen-métrage. Avec une durée plus courte, les coups de folie de Bruno, la violence rentrée de Jean-Louis et la sensualité de Liliane ne nous impliqueraient pas autant. Plus longue, la redondance serait un risque tant Harari « verrouille » toutes ses situations.

On sort du film persuadé d’en avoir rencontré les personnages, d’avoir été les témoins muets d’une histoire qui pourrait être la nôtre et qui, faisant fi de notre volonté, l’est devenue.

Georges Coste

Consulter la fiche technique du film

Articles associés : la critique de « Peine perdue » , l’interview d’Arthur Harari

Festival Millenium 2014

La sixième édition du Millenium International Documentary Film Festival s’est déroulée du 3 au 11 avril dernier. La rencontre incontournable du cinéma du réel dans la capitale belge a donc fêté donc ses six ans, ce que le directeur Lubomir Gueorguiev a qualifié avec humour comme la fin d’un quinquennat à la soviétique lors de la cérémonie d’ouverture.

Avec plus de cinquante titres internationaux, la sélection était aussi riche et variée que les années précédentes, témoignant du souci constant de la part des organisateurs de dénicher des films engagés et interpellants, qui suscitent des réflexions sur des questions importantes liées aux objectifs millénaires transposés au 21ème siècle, telles que la justice sociale, les atteintes quotidiennes aux droits de l’homme, ici et ailleurs, l’égalité des chances et les crises environnementales. Les films présentés sensibilisent et nous rappellent la part de responsabilité qui incombe à chacun d’entre nous, habitants de la Terre.

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« The Kalasha end the Crescent » d’Iara Lee

À côté de la compétition internationale, le festival proposait d’autres activités habituelles (les Webdoc meetings, les masterclass…) ainsi que quelques nouveautés. Parmi celles-ci, une compétition « Travailleurs du monde », fruit d’une collaboration avec Le P’tit Ciné du festival Regards sur le Travail. Un jury délibérait sur une sélection qui mettait en avant la thématique du travail et son rapport avec les questions des droits de l’homme. En effet, loin du moyen de subsistance du temps de nos ancêtres, le travail est devenu aujourd’hui la marque d’identité première, sa valeur et sa valorisation désormais déterminées non pas par le plaisir ou l’appréciation ressentis par le travailleur, mais par des normes sociétales. Par conséquent, bon nombres de gens, dans des conditions de misère extrême ou dans des lieux de relative aisance socioéconomique, vivent leur vie active comme une obligation, voire un fardeau. S’ajoute alors la perversion d’un labeur visant des fins de plus en plus virtuelles, où très souvent la dignité humaine elle-même est atteinte. Focus sur deux courts de la sélection :

La critique de « Karaoké domestique » d’Inès Rabadán (Belgique, 2013)
La critique d’ « Avec le vent » de Raf Custers (Belgique, 2013)

Deuxième nouvelle compétition toute aussi pertinente et faisant écho à la thématique de l’an dernier, la Jeunesse, « Vision jeune » regroupait six films sur le regard que porte la génération de demain sur le monde d’aujourd’hui. Le jury comprenait pas moins de 30 jeunes belges âgés de 15 à 25 ans. Une éducation à l’image importante qui permettait de faire découvrir le cinéma documentaire à un public pas toujours enclin à s’intéresser à ce genre.

Le reportage sur les courts métrages de cette sélection.

En parallèle, une programmation importante hors compétition venait exemplifier l’engagement du septième art dans la lutte pour la défense des droits de l’homme et des objectifs millénaires. Le panorama « Connaître l’Autre » rassemblait 20 titres qui exploraient la question de l’altérité en nous confrontant à des réalités (faussement) perçues comme étant lointaines, dans les pays de l’Europe de l’Est ou ailleurs dans le monde. La sélection posait un regard sensible notamment sur les rapports Nord-Sud et les effets de la surmédiatisation et la prolifération des images dans nos vies.

Dans le cadre de ce panorama, nous vous proposons :
Le reportage sur « Culture of Resistance », une sélection de trois courts métrages signés Iara Lee (Corée-Brésil)
La critique de « The Ghost of Piramida » (Danemark, 2013)

Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine pour renouveler l’aventure du documentaire, cette arme précieuse de la puissance douce.

Adi Chesson

Arthur Harari, Prix Format Court au Festival de Brive 2014

En avril dernier, Format Court a décerné un prix lors de la onzième édition des Rencontres du moyen-métrage de Brive au film « Peine perdue » de Arthur Harari. Ce conte d’été moite et solaire avait convaincu notre jury par l’intelligence de sa mise en scène, l’élégance de son écriture et la justesse de ses interprètes. Dans le cadre de ce prix, le film fut projeté en présence de l’équipe (le réalisateur, les comédiens (Lucas Harari, Emilie Brisavoine) et le producteur (Nicolas Anthomé/Bathysphère Productions), le jeudi 10 mai dernier.

L’occasion pour nous de revenir également sur la carrière de son auteur, Arthur Harari, cinéaste plus que prometteur de la jeune génération de réalisateurs français (celle de Justine Triet, Guillaume Brac, Hélier Cisterne).

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Avant « Peine perdue », le jeune cinéaste s’était illustré avec le mémorable « La Main sur la gueule », moyen-métrage qui avait su réunir en son temps tous les suffrages en remportant notamment le Grand Prix du Jury au Festival de Brive en 2007 et le Lutin du Meilleur Court-Métrage en 2008.

Sept ans séparent les deux œuvres, la rage et la violence qui dynamisait « La Main sur la gueule » a laissé place au spleen langoureux et apaisé de « Peine perdue », rappelant que les aléas de la vie et des chemins sinueux qui conduisent un jeune auteur à la réalisation d’un premier long-métrage échouent parfois et laissent quelques stigmates. Mais nous ne sommes pas inquiets : cet été, Arthur Harari réalisera son premier long-métrage intitulé « Diamant Noir » entre la Belgique, la France et l’Inde. Nul doute que la force, l’élégance et l’intelligence qui imprègnent l’écriture et la mise en scène de ses courts-métrages se retrouveront dans ce premier long déjà très attendu.

Marc-Antoine Vaugeois

Retrouvez dans ce dossier spécial :

La critique de « Peine perdue »

L’interview d’Arthur Harari

La critique de « La Main sur la gueule »

Festival de Cannes 2014

Cannes 2014, c’est parti ! Du 14 au 25 mai, l’évènement le plus suivi après la Coupe du Monde accueille pendant dix jours des films, des stars, des anonymes, des pros, des curieux, mais aussi des films, bons et mauvais, courts et longs. Format Court suit le mouvement, embarque ses tongs et son parapluie et vous propose au jour le jour sa couverture du festival, côté courts bien évidemment.

Retrouvez dans ce dossier spécial l’actu de Cannes au jour le jour :

Les critiques

La critique de « Cambodia 2099 » de Davy Chou (Quinzaine des Réalisateurs, France)

La critique de « Leidi » de Simón Mesa Soto, Palme d’or du court métrage (Compétition officielle, Colombie, Royaume-Uni)

– La critique de « Jutra » de Marie-Josée Saint-Pierre (Quinzaine des Réalisateurs, Québec) 

La critique de « Stone Cars » de Reinaldo Marcus Green (Cinéfondation, Afrique du Sud, États-Unis)

La critique de « Petit Frère » de Rémi St-Michel (Semaine de la Critique, Québec)

La critique de « True Love Story  » de Gitanjali Rao (Semaine de la Critique, Inde)

La critique de « Skunk » d’Annie Silverstein (Cinéfondation, États-Unis)

La critique de « Guy Moquet » de Demis Herenger (Quinzaine des Réalisateurs, France)

La critique de « Aïssa » de Clément Tréhin-Lalanne

La critique de « La Contre-allée » de Cécile Ducrocq (Semaine de la Critique, France)

La critique de « En Août » de Jenna Hasse (Quinzaine des Réalisateurs, Suisse)

– La présence des écoles françaises à la Cinéfondation 2014

Les interviews

L’interview de Ron Dyens, producteur – Sacrebleu Productions (Quinzaine des Réalisateurs, Semaine de la Critique, France)

L’interview de Laure Calamy, comédienne de « La Contre-allée » de Cécile Ducrocq (Semaine de la Critique, France)

L’interview de Demis Herenger, réalisateur de « Guy Moquet » (Quinzaine des Réalisateurs, France)

L’interview de Meryll Hardt, réalisatrice de « Une vie radieuse » (Cinéfondation, France)

L’interview de Gitanjali Rao, réalisatrice de « True Love Story » (Semaine de la Critique, Inde)

L’interview de Rémi St-Michel et Eric K. Boulianne, réalisateur, scénariste et comédien de « Petit frère » (Semaine de la Critique, Québec)

–  L’interview de Fabien Gaffez, Coordinateur du comité de sélection des courts métrages à la Semaine de la Critique

Les actus

Concours : 10 places à gagner pour la reprise des courts de la Semaine de la critique à la Cinémathèque française

Concours : 5 places à gagner/Reprise des courts/Quinzaine des Réalisateurs/Forum des images

Deux illustrations de Gitanjali Rao, réalisatrice de « True Love Story », sélectionné à la Semaine de la Critique

– Concours : 20 places à gagner pour la reprise de la Cinéfondation à la Cinémathèque française

Reprise des courts-métrages en compétition à Cannes au Cinéma du Panthéon

– Cannes, les prix des sections parallèles

– Cannes, les prix du court à l’officielle

Cannes 2014, les films sélectionnés à la Cinéfondation

Cannes 2014, les courts métrages en compétition

Quinzaine des Réalisateurs 2014, les courts sélectionnés

Semaine de la Critique 2014, les courts en compétition

Jane Campion, Présidente du Jury du 67e Festival de Cannes

Le Jury 2014 de la Cinéfondation et des Courts métrages

Sébastien Bailly : « L’intermédiaire 30 à 60 minutes est aujourd’hui le plus grand espace de liberté artistique pour les cinéastes »

Sébastien Bailly a créé les Rencontres du Moyen Métrage de Brive en 2004 avec la réalisatrice Katell Quillévéré (« Un poison violent », « Suzanne »). Depuis dix ans, il assure la fonction de Délégué général du festival. En parallèle, il a réalisé des courts et moyens métrages remarqués, comme « Douce » en 2011 et plus récemment « Où je mets ma pudeur » qui connaît un beau parcours en festivals. Après cette onzième édition du festival de Brive (8-13 avril 2014), il cédera sa place à un nouveau délégué. Il revient avec nous sur ces dix années de travail, sur sa vision du moyen métrage et sur ses nouveaux projets.

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Tu as occupé la fonction de Délégué général du Festival de Brive durant dix ans, depuis sa création en 2004. En quoi consistait ton travail ?

Je m’occupais de la sélection des films de la compétition, de la composition des rétrospectives proposées pendant le festival, de la constitution des tables rondes et de la programmation du ciné-concert. Durant le festival, mon rôle consistait à accueillir les réalisateurs, à les accompagner dans leur rencontre avec le public en animant les débats, fonction que j’ai assumée durant dix ans. À l’origine de la création du festival, il y a eu cette forte volonté de faire se rencontrer les cinéastes avec le public, de créer du lien.

Tu as fondé le festival avec la réalisatrice la réalisatrice Katell Quillévéré en 2004, avec la volonté de mettre en avant ce format un peu « bâtard » qu’est le moyen métrage, des films qui rencontrent rarement le public et circulent difficilement dans les festivals de courts métrages. Quelles sont les spécificités du moyen métrage selon toi ?

À l’époque, nous avions fait le constat que les films qui nous intéressaient le plus étaient des films longs, dans lequel les réalisateurs prenaient le temps de s’intéresser à des sujets complexes, de développer des personnages et de déployer leur mise en scène. On a créé le festival pour montrer ces films dans de bonnes conditions car les spectateurs ont rarement l’occasion de les apprécier pleinement dans les festivals plus classiques. Passer d’un film de dix minutes à un film de cinquante minutes dans un même programme peut déstabiliser et empêcher le spectateur d’accueillir la forme et la durée spécifique du moyen métrage.

Ces films nous intéressent aussi parce qu’ils sont plus libres, ils ne sont pas soumis à la pression du marché, aux contraintes d’une sortie en salles. Je pense que l’intermédiaire 30 à 60 minutes est aujourd’hui le plus grand espace de liberté artistique pour les cinéastes. Ça s’est manifesté lorsque sont arrivés des films comme « La vie des morts » d’Arnaud Desplechin, « La brèche de Roland » des frères Larrieu, « Ce vieux rêve qui bouge » d’Alain Guiraudie… . Des films marquants qui ont révélé des réalisateurs importants. Nous étions convaincus en 2004 que d’autres films de ce format allaient arriver et nous faire découvrir de nouveaux auteurs. Nous avons ainsi aidé et accompagné avec bienveillance l’émergence de cinéastes comme Arthur Harari, Justine Triet, Sébastien Betbeder, Mikhaël Hers, Shanti Masud, Lucie Borleteau, Yann Gonzalez, Virgil Vernier… Nous mettons un point d’honneur à ce que leur talent soit mis en valeur et présenté dans les meilleures conditions.

Tu évoques les cinéastes français qui sont passés par le festival, mais vous montrez également des films issus d’autres pays d’Europe. Aviez-vous dès le départ cette envie de proposer une sélection de films étrangers ?

L’envie était bien présente, mais lorsque nous avons créé le festival nous ne disposions pas d’un budget suffisant pour accueillir des films étrangers et leurs auteurs. On a commencé par proposer une sélection de films français qui est rapidement devenue francophone. C’est à partir de la septième édition que la compétition est devenue européenne.

Parmi les cinéastes qui ont été découverts et suivis par le festival de Brive, y a- t-il un auteur/ réalisateur en particulier qui t’ait marqué et dont tu es fier d’avoir montré le travail ?

Un des plaisirs de ce métier, c’est lorsqu’au milieu d’une pile de 500 DVD reçus en moyenne chaque année, tu tombes sur un film comme « Un monde sans femmes » de Guillaume Brac dont je ne connaissais ni le parcours ni le travail à l’époque. On se retrouve devant un film d’une apparente simplicité qui, en premier lieu, a le mérite de ne pas chercher à en mettre plein la vue. Le cinéaste parvient à mettre en place un récit assez complexe tout en restant accessible, ce qui constitue un tour de force remarquable. Il fallait mettre en avant ce film car il aurait pu passer inaperçu dans d’autres festivals.

Le premier moyen métrage de Justine Triet, « Sur place », fut pour nous une autre découverte importante. Encore une fois, c’est un film qui ne joue pas sur la séduction, qui demande à être reçu dans sa pleine durée pour comprendre la démarche de la réalisatrice. Il faut accepter de travailler avec le film, de s’en imprégner pour saisir la force et l’intelligence de son dispositif. En règle générale, nous sommes heureux lorsque l’on réussit à extraire une pépite de ce gigantesque tas de sable, mais cela exige des sélectionneurs, une attention et une ouverture suffisante pour se laisser surprendre.

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« Sur place »

Te méfies-tu de la séduction des films, de ceux qui succombent aux effets de mode lorsque tu sélectionnes les moyens métrages de la compétition ?

C’est en effet quelque chose que j’essaie de fuir, comme spectateur et comme sélectionneur, même si je peux reconnaître le talent et l’intelligence de certains cinéastes qui profitent des opportunités de l’époque pour s’emparer de thèmes et de formes séduisantes. Mais je pense qu’il faut être également sensible aux auteurs qui proposent des films « hors-temps », un peu inusables, comme ceux d’Arthur Harari par exemple (« La Main sur la gueule », « Peine perdue », Prix Format Court au Festival de Brive 2014) . Je pense que par leur aspect intemporel, ses films vieilliront bien.

Lorsque je visionne un film, j’essaye de comprendre le projet du cinéaste en acceptant les forces et les faiblesses du résultat final. Je suis plus sensible au travail d’un cinéaste aventureux qui prend des risques par le choix de son sujet ou dans la manière de le mettre en scène. Les films sages, lisses, qui empruntent des chemins balisés ou traitent de sujets bateaux ne m’intéressent pas. Je ne rejette cependant pas les réalisateurs qui ont recours à une mise en scène classique pour raconter leurs histoires, bien au contraire. S’ils manient les codes avec intelligence et maîtrise, des films magnifiques peuvent émerger. Aujourd’hui, le dispositif prévaut parce que l’époque exige des formes inédites, plus excitantes. Mais les cinéastes ne se montrent pas toujours à la hauteur de leurs propositions et peuvent réaliser des films qui tournent rapidement dans le vide.

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« La Main sur la gueule »

Après cette dernière édition, tu ne seras plus Délégué général du festival. Est-ce pour consacrer plus de temps à ton activité de réalisateur ou penses-tu proposer tes services à d’autres festivals, sous une autre forme ?

Ni moi ni Katell n’avions à la base le désir ni la vocation de créer un festival de cinéma. On l’a fait parce que l’on ressentait un vide qu’il fallait réparer, par amour du cinéma, pour aider de jeunes cinéastes. C’est une démarche profondément généreuse. J’ai consacré beaucoup de mon temps à d’autres, avec à chaque fois du plaisir et une reconnaissance partagée. Aujourd’hui, j’ai envie de me consacrer à mes projets de films. C’est une décision mûrement réfléchie que j’ai prise il y a un an déjà. Je me sens à présent capable d’assumer des envies profondes, comme celle de réaliser un long-métrage. J’ai envie d’écrire, de tourner rapidement quelque chose. J’ai besoin de parier là dessus, même si cela implique de prendre un risque. Je ne veux pas avoir de regrets.

Marc-Antoine Vaugeois

Ce soir, reprise de films primés au 20e festival national du film d’animation de Bruz au Studio des Ursulines

Ce lundi 20 janvier 2014 à 20h, le Studio des Ursulines (Paris, 5ème) accueille la reprise des films primés au 20e festival national du film d’animation de Bruz. La séance sera suivie d’une rencontre avec les réalisateurs présents.

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Au programme

La Vie sans truc | Prix du public | d’Anne-Laure Daffis et Léo Marchand – LARDUX FILMS – 27′

Otop | Prix SACD du meilleur film de fin d’études | de Luca Fiore – ENSAD – 06’27

Lonely Bones | Prix SACEM de la meilleure composition musicale | de Rosto – Valk Producties, Autour de Minuit – 10’

Rideau | Mention spéciale du Jury Professionnel pour un film de fin d’études | de Rémy Schaepman – La Poudrière – 04’05

Bandits manchots | Mention spéciale du Jury Professionnel pour la composition musicale | de Gianluigi Toccafondo

Fellows in the Woods | Prix Arte Créative | de Laura Carton – EMCA – 05’18

La Nuit américaine d’Angélique | Grand Prix du Jury Media | de Pierre-Emmanuel Lyet et Joris Clerté – Doncvoilà productions, Senso Film – 07’25

Miniyamba | Mention spéciale du Jury Média et Prix du Jury Jeune |de Luc Perez – 24 images – 14’47

Marchant grenu | Mention spéciale court métrage du Jury Professionnel | de François Vogel – Drosofilms – 02’20

Le 12ème Homme | Grand Prix du meilleur film de fin d’études | de Thomas Pons – ENSAD – 08’41

Comme des lapins | Grand Prix du meilleur court métrage professionnel | d’Osman Cerfon – Je suis bien content – 08’

Infos pratiques 

STUDIO DES URSULINES | 10 rue des Ursulines | Paris (5e)

Accès : RER B | arrêt Luxembourg | sortie rue de l’Abbé de l’Epée; BUS 21 et 27 | arrêt Feuillantines / BUS 38 et 82 | arrêt Auguste Comte

Tarif réduit unique : 3 €

Gratuit sur présentation de la carte d’adhérent de l’AFCA, dans la limite des places disponibles.

Pour plus de de renseignements et pour réserver votre place, merci de contacter directement l’AFCA : 01 40 23 08 13 – contact@afca.asso.fr

Le Top 5 2013 de la rédac’

Depuis quatre ans, nous vous proposons notre Top 5 des meilleurs courts métrages de l’année, à l’instar des revues et des sites dédiés au long métrage. Voici les films courts de l’année qui ont compté pour l’équipe de Format Court.

Amaury Augé

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1. Silence Radio de Valéry Rosier, Belgique, France
2. Noah de Walter Woodman et Patrick Cederberg, Canada
3. Gambozinos (Dahus) de João Nicolau, France, Portugal
4. Les oliviers de Joël Brisse, France
5. Arekara, La vie d’après de Momoko Seto, France

Fanny Barrot

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1. 37°4S  de Adriano Valerio, France
2. A Story for the Modlins de Sergio Oksman, Espagne
3. Futon de Yoriko Mizushiri, Japon
4. Quand passe le train de Jérémie Reichenbach, France
5. Misterio de Chema Garcia Ibarra, Espagne

Katia Bayer

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1. Les Jours d’avant de Karim Moussaoui, Algérie, France
2. La lampe au beurre de Yak de Hu Wei, Chine, France
3. Hvalfjordur de Gudmundur Arnar Gudmundsson, Islande
4. Misterio de Chema Garcia Ibarra, Espagne
5. Solecito de Oscar Ruiz Navia, Colombie, Danemark, France

Julien Beaunay

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1. Subconscious Password de Chris Landreth, Canada
2. Autour du lac de Noémie Marsily et Carl Roosens, Belgique
3. Un Monde Meilleur de Sacha Feiner, Belgique
4. Premier Automne de Aude Danset et Carlos de Carvalho, France
5. L’Art des Thanatier de David Le Bozec, France

Marie Bergeret

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1. Les Jours d’avant de Karim Moussaoui, Algérie, France
2. Mann Kan nicht alles auf einmal tun aber mann kan alles auf einmal lassen (On ne peut pas tout faire en même temps mais on peut tout laisser tomber d’un coup) de Marie-Elsa Sgualdo, Suisse
3. Ion de Olivier Magis, Belgique
4. Avant que de tout perdre de Xavier Legrand, France
5. I Am Tom Moody de Ainslie Henderson, Royaume-Uni

Juliette Borel

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1. La Tête en bas de Maxime Giroux, Québec
2. Les Jours d’avant de Karim Moussaoui, Algérie, France
3. Promenade de Mihaela Popescu, Roumanie
4. Fatigués d’être beaux d’Anne-Laure Daffis et Léo Marchand, France
5. Pride de Pavel G. Vesnakov, Bulgarie, Allemagne

Adi Chesson

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1. Pride de Pavel G. Vesnakov, Bulgarie, Allemagne
2. Bishtar Az Do Saat de Ali Asgari, Iran
3. Ion de Olivier Magis, Belgique
4. Mijn ouders et moi de Stéphane Bergmans, Belgique
5. Pour faire la guerre de Cosme Castro et Léa Forest, France

Agathe Demanneville

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1. Mademoiselle Kiki et les Montparnos de Amélie Harrault, France
2. Swimmer de Lynne Ramsay, Royaume-Uni
3. Moritz Und Der Waldschrat de Bryn Chainey, Allemagne
4. Crizalide de Agathe Bascou, France
5. Tierra Fertil de Daniel Meija, Italie, Colombie

Xavier Gourdet

FUGA

1. Fuga de Juan Antonia Espigares, Espagne
2. MeTube de Daniel Moshel, Autriche
3. Plug & Play de Michael Frei, Suisse
4. La lampe au beurre de Yak de Hu Wei, Chine, France
5. Le Livre des Morts de Alain Escalle, France

Zoé Libault

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1. Stufe Drei de Nathan Nill, Allemagne
2. Hvalfjordur de Gudmundur Arnar Gudmundsson, Islande
3. Pandy de Matus Vizar, République tchèque, Slovaquie
4. Il est des nôtres de Jean-Christophe Meurisse, France, Pologne
5. Zygomatiques de Stephen Cafiero, France

Camille Monin

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1. 37°4S  de Adriano Valerio, France
2. Little darling d’Igor Mirkovic, Croatie
3. Les Brigands d’Antoine Giorgini, France
4. Océan d’Emmanuel Laborie, France
5. Rodri de Franco Lolli, France

Julien Savès

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1. Solipsist d’Andrew Thomas Huang, États-Unis
2. Social Kids – Le Sac de Mike Zonnenberg, France
3. Mecs Meufs de Liam Engle, France
4. Topo glassato al cioccolato de Donato Sansone (aka Milkyeyes), Italie
5. Reverie de Valentin Gagarin, Shujun Wong et Robert Wincierz, Allemagne

Franck Unimon

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1. Miniyamba de Luc Perez, Danemark, France
2. The Mass of men de Gabriel Gauchet, Royaume-Uni
3. Lettres de femmes de Augusto Zanovello, France
4. I Am Tom Moody de Ainslie Henderson, Royaume-Uni
5. Les Jours d’avant de Karim Moussaoui, Algérie, France

Marc-Antoine Vaugeois

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1. Monsieur Lapin de Pascal Cervo, France
2. Andorre de Virgil Vernier, France
3. Pour la France de Shanti Masud, France
4. Coda de Ewa Brykalska, Belgique
5. Simon et Suzanne, Ninon de François Guignard, France

Agnès Varda/Jacques Demy : leurs courts en accès gratuit !

À l’occasion du Jour le plus court, le 21 décembre 2013, Agnès Varda offre l’accès gratuit pour voir ou revoir ses courts métrages ainsi que ceux réalisés par Jacques Demy. Retrouvez tous ces films sur les chaînes « Agnès Varda » et « Jacques Demy » tout au long des 24 heures de cette (courte) journée sur la plateforme myskreen.

Films d’Agnès Varda

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Elsa la rose, Salut les cubains, Le Lion volatil, Les demoiselles ont eu 25 ans, T’as de beaux escaliers, tu sais, Les dites cariatides, Une Minute pour une image Ulysse, Plaisir d’amour en Iran, Réponse de femmes, Ydessa, les ours et etc…, Black Panthers, Uncle Yanco, Salut les cubains, Les Fiancés du pont MC Donald, Ô saisons, ô chateaux, L’Opéra mouffe, Du côté de la côte.

Films de Jacques Demy

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Ars, Le Bel indifférent, Le Sabotier du Val de Loir, La Luxure

Nouveaux films en ligne : la Palme d’or du court métrage et les 4 films primés à la Cinéfondation 2013

Ce samedi 21 décembre, le Festival de Cannes participe au Jour le plus Court. Pendant 24h, visionnez en exclusivité, sur le site du festival, la Palme d’or du court métrage et les films d’écoles primés à la Cinéfondation en 2013.

Safe réalisé par Moon Byoung-gon (Corée du Sud), Palme d’Or

Safe

N’est-ce pas TROP prudent?

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Needle réalisé par Anahita Ghazvinizadeh (Etats-Unis). Premier Prix de la Cinéfondation

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La jeune Lilly va se faire percer les oreilles. Une dispute entre ses parents envenime la situation qui prend une tout autre tournure…

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En attendant le dégel réalisé par Sarah Hirtt (Belgique). Deuxième Prix de la Cinéfondation

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Une fratrie désunie se retrouve lors d’un déménagement. L’ambiance est électrique. Valéry, Victor et Vincianne prennent la route sans se douter que des embûches vont parsemer leur voyage… Le film interroge l’évolution d’une mésentente fraternelle au cœur d’une situation critique et décalée.

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În Acvariu (In the Fishbowl) réalisé par Tudor Cristian Jurgiu (Roumanie). Troisième Prix ex-aequo de la Cinéfondation

In-acvariu

George et Christina font de leur mieux pour rompre mais ils semblent avoir un peu de mal à y parvenir.

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Pandy réalisé par Matúš Vizár (République Tchèque/Slovaquie). Troisième Prix ex-aequo de la Cinéfondation

Pandy-Vizár

Ils sont le produit de millions de générations précédentes et doivent pourtant se débrouiller tout seuls dans la forêt. Un jour un primate bien trop actif, l’être humain, les trouve et ils deviennent vite une source de jeu pour l’homme.

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Escenas Previas d’Aleksandra Manciuszek

Tous les deux ans, le festival de Bruxelles Filmer à Tout prix propose une programmation riche et hétéroclite de documentaires de création. Entre approches multiples des problématiques du réel et souci esthétique de l’expression cinématographique, Format Court s’est penché avec un œil curieux sur la compétition des programmes courts pour y dénicher quelques perles. Parmi les premiers films internationaux, nous avons remarqué « Escenas Previas », le film de la réalisatrice polonaise Aleksandra Manciuszek, qui nous plonge dans le huis clos intime d’une masure cubaine pour une émouvante triangulaire transgénérationnelle entre un père, sa fille et son petit-fils.

escenas previas

Dès les premières images, le décor se pose. Un couloir coloré qui traverse la maison, puis une salle de bain décrépie où l’on retrouve trois générations de personnages dans une scène quotidienne de vie familiale. Le jeune enfant pleure des douleurs qui lui tordent les intestins, la mère tente de le réconforter, et le grand-père à moitié nu s’occupe du linge. Entre eux, s’échangent des propos habituels et anodins d’où transpire une certaine inquiétude quant à la santé et aux conditions de vie alimentaire de l’enfant. Les tableaux se succèdent alors dans une série de plans fixes magnifiquement photographiés, où l’on découvre les relations entre ces trois protagonistes. Le vieil homme, atteint d’une maladie respiratoire qui semble devoir l’emporter très prochainement, passe ses journées entre sa fille et son petit-fils avec lesquels il partage sa vie.

On aurait tort de chercher dans « Escenas previas » une quelconque analyse de fond sur Cuba. Le cadre cubain est finalement peu développé et sert surtout de contexte social et culturel sans importance réelle face à l’universalité de la thématique développée. Car « Escenas previas » s’attache surtout à mettre en lumière une intimité, un regard sur le sens de la famille et sur les notions de présence et d’accompagnement entre les générations. Au centre du film, brillent les yeux d’un enfant, comme brillent aussi ceux d’un grand-père, alors que la mère, elle, semble tout irradier de son rire et de sa force de vie. Réflexion sur la famille et sur la transmission, le film d’Aleksandra Mancuiszek nous amène à nous interroger sur le temps qui passe et sur la valeur de ce qu’on y laisse. Le temps, voilà la toile de fond. Le présent, le passé, l’avenir, tout se mêle dans « Escenas previas » pour une recherche de sens qui n’est pas sans rappeler les propos du poète Ronsard : « ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous ». Que restera-t-il quand le temps aura passé sur cette maison délabrée ? Que restera t-il à cet enfant qui vient d’y naître ? Que rester- t-il de ce vieil homme au crépuscule de sa vie ? Que restera t-il à cette femme qui va perdre son père et élever son enfant seule ? L’émotion se cache dans chaque plan et parle à tous d’une humanité universelle. L’image est somptueuse, et les cadres parfaitement composés jouent de la distance, des lumières et des couleurs pour faire écho à l’atmosphère du film et placer le spectateur face à une intensité émotionnelle de toute beauté.

Xavier Gourdet

Consulter la fiche technique

E comme Escenas Previas

Fiche Technique

Synopsis : Un vieil homme en fin de vie partage sa maison délabrée avec sa fille et son petit-fils dont il faut s’occuper. Ce lieu, rempli de souvenirs et de poésie, est le théâtre de ce qui se joue entre ces trois personnages qui, chacun à sa façon, lutte pour sa survie. La promiscuité de ces trois âges de la vie, superbement photographiée, offre un moment précieux de cinéma où espoir, mélancolie et fatalité forment une torpeur opaque fascinante et un document rare sur le Cuba d’aujourd’hui.

Genre : Documentaire

Durée : 27’20”

Année : 2012

Pays : Cuba

Réalisation : Aleksandra Maciuszek

Image : Javier Labrador

Son : Raymel Casamayor, Salomé Román

Montage : Lorenzo Mora Salazar

Production : EICTV

Article associé : la critique du film

Notre Jour le plus court & nos prochains évènements

Cette année, nous n’organiserons pas de séance autour du Jour le plus court, le 21 décembre prochain. Notre projection vient d’avoir lieu jeudi dernier, le 12 décembre et deux Prix Format Court y occupaient une place de choix. Si vous souhaitez néanmoins voir de bons courts à la fin du mois, nous vous invitons à assister à la séance Short Screens de fin d’année, à Bruxelles, le 26 décembre prochain.

En lieu et place de projection parisienne, nous vous proposons de visionner neuf films en ligne entre le 14 et le 22 décembre 2013 grâce à l’opportunité offerte par l’organisation du Jour le plus Court de diffuser quelques films sur le web. Certains d’entre eux ont déjà été chroniqués dans nos colonnes et/ou diffusés dans le cadre de nos projections. Tous ont circulé en festival et datent pour la plupart. Malgré tout, leurs qualités les rendent intemporels et chose importante, ils peuvent être vus et revus sans grande difficulté. Bien évidemment, un écran d’ordinateur ne remplace pas celui d’une salle de cinéma, mais le principe de la fenêtre de visibilité s’applique aussi. Profitez-en, faites partager ces films à vos proches, initiez-les à la forme courte : ces courts métrages, en accès libre grâce à l’Agence du court métrage, ne seront plus disponibles à partir du dimanche 22 décembre, à 8h du matin.

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La fin de l’année approche. Notre couverture autour du festival de Vendôme se poursuit en attendant que celle de Brest et de Filmer à tout prix (Bruxelles) soit publiée. Comme les années précédentes, les membres de la rédaction vous préparent leur Top 5 des meilleurs courts métrages de l’année 2013. De leur côté, les rendez-vous de janvier se précisent. Grâce au succès de notre campagne Ulule (merci encore à tous nos soutiens !), nous prévoyons un tout nouveau et beau site pour le début de l’année prochaine ainsi qu’une belle fête dont nous vous reparlerons très bientôt. Notre projection anniversaire (5 ans) aura lieu, elle, le jeudi 16 janvier prochain, comme d’habitude en présence d’équipes.

Tant qu’à cocher une date, en voici une deuxième pour votre agenda. La carte blanche Format Court offerte par le magazine Bref aura lieu dans un mois pile, le 14 janvier 2014, au MK2 Quai de Seine (la programmation est en ligne). À l’instar de nos projections aux Ursulines et en festival, elle offre un panorama éclectique de la jeune création française et européenne et intègre dans la programmation un ancien Prix Format Court, « Tussilago » de Jonas Odell (remis au festival Anima, à Bruxelles) et l’indémodable « Vivre avec même si c’est dur » de Marion Puech, Pauline Pinson et Magali Le Huche.

bref

Enfin, au lendemain de la cérémonie de clôture du festival de Vendôme lors de laquelle nous récompensé « Pour la France » de Shanti Masud, nous vous annonçons la création d’un nouveau Prix Format Court remis au prochain Festival Premiers Plans d’Angers (17-26 janvier), dans la catégorie Plans animés.

Voilà pour l’actualité de Format Court. En dernier « recourt », nous vous souhaitons quelque peu en avance 2014 découvertes et émotions, riches en courts métrages bien évidemment.

Katia Bayer
Rédactrice en chef

Pour La France de Shanti Masud, Prix Format Court au Festival de Vendôme 2013

Après avoir récompensé lors des précédentes éditions, « La Maladie blanche » de Christelle Lheureux (2011) et « Le Monde à l’envers » de Sylvain Desclous (2012), Format Court vient de primer un nouveau moyen-métrage, « Pour la France » de Shanti Masud au festival de Vendôme. Parmi les 22 films en compétition cette année, le Jury Format Court (composé de Fanny Barrot, Nadia Le Bihen-Demmou, Carine Lebrun, Mathieu Lericq et Marc-Antoine Vaugeois) a élu ce conte d’une nuit pour son sens du portrait, du mystère, de la fantaisie et du romantisme.

Pour la France de Shanti Masud. Fiction, 30′, 2012, France, La vie est belle films associés

Synopsis : Une nuit à Paris. Le passage de l’allemande Désirée dans la vie de Charles, France et Ivo. Le petit matin les découvrira changés.

Lors de la remise des prix, Shanti Masud a reçu son prix des mains de Katia Bayer, la Rédactrice en chef du site.

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© Julien Senelas

À l’instar des précédents Prix Format Court, le film de Shanti Masud bénéficiera d’un focus en ligne et sera projeté le jeudi 10 avril 2014 dans le cadre des séances Format Court, au Studio des Ursulines (Paris, 5ème).

Palmarès du Festival de Vendôme 2013

Le festival de Vendôme s’est terminé hier soir. Voici le palmarès complet de la compétition nationale des courts métrages.

Grand Prix : Le Jour a vaincu la nuit de Jean-Gabriel Périot

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Cliquer sur l’image pour visionner le film

Prix spécial du jury : Petite Blonde d’Emilie Aussel

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Mention spéciale du jury : Petit Matin de Christophe Loizillon

Prix Format Court : Pour La France de Shanti Masud. Prix d’interprétation pour les comédiens du film : Friedelise Stutte, Sigrid Bouaziz, David Atrakchi, Bastien Bouillon

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Prix du jury jeune, Prix CinEcole en Vendômois : US de Ulrich Totier

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Prix du jury étudiant : Le Tableau de Laurent Achard

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Dan Sachar : « Il n’y a pas beaucoup de films de genre en Israël, mais ces dernières années, il y a eu ce qu’on pourrait appeler une vague de films de genre dont on est vraiment fiers de faire partie »

Après une première apparition au festival Court Métrange 2012 pour présenter son film « Overture », l’Israélien Dan Sachar est revenu cette année à Rennes pour présenter en avant-première « Last of You », un film de science-fiction très maîtrisé qui nous raconte l’histoire de Yonatan, un homme ayant mis au point une machine lui permettant de revivre les souvenirs de sa femme disparue. Entre deux séances, on en a profité pour lui poser quelques question afin d’en savoir un plus sur son travail, et plus largement sur le cinéma israélien.

Dan-Sachar

Comment est né le projet de ton dernier film « Last of You » ?

Il existe en Israël un festival de films de genre, Utopia Film Festival, qui a lancé un concours de scénario pour un court métrage de vingt à trente minutes. Si tu gagnes le concours, tu remportes la somme de 30.000€ pour le réaliser. C’est vraiment exceptionnel d’obtenir ce type de budget pour un court métrage en Israël, surtout pour un film de genre. Je voulais absolument obtenir ce prix, alors mon scénariste et moi avons écrit trois scénarios. On nous a rappelé pour nous dire que deux d’entre eux étaient en lice parmi les projets finalistes et que nous pouvions choisir celui que nous voulions garder. C’était vraiment une drôle de situation, nous avons finalement choisi « Last of You ».

Est-ce difficile de trouver de l’argent pour réaliser ce type de films en Israël ?

Oui, très difficile. Je n’aurais jamais pu réaliser ce film si je n’avais pas remporté le concours, car aucun organisme de fonds ne m’aurait donné autant d’argent pour ce type de scénario. La plupart des films qui obtiennent des financements ne sont pas des films de genre. Il y a quelques possibilités de financement mais c’est très dur de les obtenir, il faut d’abord se faire un nom, et ensuite on peut espérer obtenir de l’aide.

https://vimeo.com/37373013

Est-ce commun d’y réaliser des films de science-fiction ?

Non, pas du tout. Il n’y a pas beaucoup de films de genre en Israël, mais ces dernières années, il y a eu ce qu’on pourrait appeler une vague de films de genre dont on est vraiment fiers de faire partie. Quelques longs métrages de genre sont sortis ces dernières années dont « Big Bad Wolf » très récemment, qui reçoit de très bonnes critiques à travers le monde. Mais ce n’est pas très courant. Que ce soit du côté des courts ou des longs métrages, on n’en voit pas beaucoup.

Quelles ont été tes influences pour « Last of You » ?

On a eu pas mal d’influences. Pour les séquences filmées en caméra subjective par exemple, on a regardé « Strange Days » de Kathryn Bigelow et « Enter the Void » de Gaspar Noé. On a réfléchi à la meilleure façon de montrer les expériences du personnage de Yonatan. On s’est dit qu’une vue panoramique aurait quelque chose de spécial. On a bricolé un appareil spécial avec un casque de vélo qu’on a découpé et auquel on a intégré une caméra 5D Mark III avec un objectif grand-angle. En post-production on a gommé la distorsion, ce qui aplatit l’image et donne cette impression de panoramique dont on est vraiment fier. On a voulu faire un film un peu futuriste mais avec certaines limites, de façon à ce qu’on ait l’impression que ça se passe aujourd’hui mais dans un monde différent du nôtre, un peu dans l’esprit de « Children of Men » (Les Fils de l’homme) de Alfonso Cuarón qui nous a aussi influencé.

Il y a beaucoup de points communs entre « Last of You » et ton précédent film « Overture », surtout en terme de choix esthétiques. Est-ce quelque chose de conscient ?

Ce n’est jamais vraiment conscient, c’est en moi. Beaucoup de gens me le disent, et ça me fait plaisir, je pense que c’est une bonne chose d’avoir un style que les gens reconnaissent dans mes films. Mais je vois encore plus la ressemblance entre mon premier film « When it Will Be Silent » et « Overture », qui étaient tous les deux très influencés par le travail d’Andrei Tarkovsky, qui est plus lent et atmosphérique. « Last of You » est différent en terme de style et de ton, plus « traditionnel » peut-être, et plus centré sur la narration que sur l’ambiance.

Comment travailles-tu avec ton équipe et combien de personnes étaient impliquées sur le tournage ?

Il y avait à peu près trente personnes sur le tournage, qui étaient heureuses de travailler sur un court métrage aussi stimulant. La plupart des membres de l’équipe sont des amis que j’ai rencontré à l’école de cinéma et qui pour la plupart travaillent bénévolement. L’acteur principal, Yoav Donat, est un acteur connu en Israël, il a joué dans le film « Lebanon » de Samuel Maoz. Je savais qu’il serait parfait pour mon film car la quasi totalité de « Lebanon » se passe à l’intérieur d’un tank dans lequel il a toujours les yeux rivés sur le viseur et doit réagir face à des choses qu’il ne peut pas voir clairement. C’était l’audition idéale pour moi et il a été parfait pour le rôle.

Le tournage a-t-il demandé beaucoup de préparation ?

Oui, mais la condition pour obtenir le budget qui nous a été attribué était d’avoir terminé le film en un an afin de pouvoir le montrer lors de la prochaine édition du festival. Ce n’est pas beaucoup pour une production aussi conséquente mais c’est une bonne chose d’avoir un délai à respecter. 30.000€ ça à l’air beaucoup mais par rapport au scénario qu’on avait, ce n’était finalement pas tant, il a vraiment fallu pousser le budget jusqu’à ses limites. Comme, je suppose, sur beaucoup de productions de courts métrages, on a tout fait nous-mêmes, on préparait le plateau tous ensemble, on cherchait de l’argent, on apportait notre matériel, et à la fin, on était vraiment fatigués par tout ça. J’ai fais toute la post-production moi-même également. Aujourd’hui je peux me reposer et profiter des projections en festival.

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

J’ai étudié le cinéma au lycée, et après l’armée, je suis allé au Sapir Academic College dans le sud d’Israël. C’est un endroit très particulier pour étudier, parce que c’est juste à côté de la bande de Gaza, et il arrive que des missiles ou des roquettes tombent sur l’école, mais on s’y habitue, c’est aussi une expérience civique ! Beaucoup de films issus de cette école sont plus engagés politiquement, peut-être à cause de sa situation géographique et parce que ça fait partie du programme de l’école. Cette école est surnommée le « Hollywood den » (l’antre d’Hollywood) parce qu’on y réalise de la science-fiction, mais au bout du compte, ces films sont de plus en plus appréciés.

C’est vrai qu’on a l’impression que tes films sont imprégnés par cette atmosphère conflictuelle et par la guerre, avec des histoires qui se déroulent dans un univers post-apocalyptique. Penses-tu que ce contexte géopolitique influence directement ton travail et le contenu de tes films ?

Je ne sais pas si je pense vraiment à la situation politique lorsque je réalise un film, mais tout cela doit en effet faire partie du décor. On vit en Israël, qui n’est pas vraiment un environnement sûr, et je suppose que ça influence notre travail et la nature de nos propos. Je crois que tous mes courts métrages parlent de manière sous-jacente de la façon dont une guerre ou un événement terrible peut influencer les gens. Surtout mon premier court métrage, « When it Will Be Silent », qui est encore plus politique parce qu’il a été filmé dans le no man’s land entre Israël et la Jordanie. Je pense que tous mes films sont autant de tentatives de prévention contre ces situations afin de ne pas en arriver là. Ils décrivent des lieux dans lesquels on n’aimerait pas se retrouver. Mais ce contexte reste en arrière-plan, on ne sait jamais vraiment ce qu’il s’est passé, surtout dans « Last of You ». Le sentiment que j’en ai, c’est que ce film parle d’une catastrophe à l’échelle planétaire, et pas seulement d’Israël.

Quels sont tes futurs projets ? As-tu envie de faire un long métrage ?

Après avoir fait plusieurs courts métrages, on se dit toujours que le prochain sera un long, qu’il faut passer aux choses sérieuses. En fait, j’aime bien réaliser des courts métrages, ce sont de véritables exercices pour moi, comme pour le reste de l’équipe. Réaliser un long métrage, c’est autre chose, et il n’y a rien de tel que la pratique pour s’y préparer. J’ai quelques idées pour un long métrage et j’y travaille avec un scénariste, mais je n’ai rien de concret pour le moment. Et si je fais un long, je ne pourrai pas revenir sur un festival comme Court Métrange alors je dois encore y réfléchir !

Propos recueillis par Agathe Demanneville

Article associé : la critique de « Overture » de Dan Sachar

Court Métrange 2013

Le festival Court Métrange a déjà dix ans. Dix ans d’étrangetés filmiques, d’images insolites et de court-métrages bizarroïdes affichés sur les écrans de la capitale bretonne. Court Métrange n’est pas qu’un festival de films de genre, mais plutôt une fenêtre ouverte sur un certain imaginaire débridé, celui où la peur se mêle à la curiosité, où l’horreur côtoie le burlesque, où l’effroi joue avec les passions, où le rêve détourne la réalité pour s’exprimer dans des œuvres toujours étonnantes qui laisse le spectateur halluciné. À cette occasion, Format Court ne pouvait que s’associer à cet événement pour souhaiter un bon anniversaire à un festival qui atteint une certaine maturité et s’inscrit durablement dans le panorama des festivals européens de cinéma fantastique. Notre site a donc délégué sur place un petit jury (composé de Julien Beaunay, Julien Savès et Xavier Gourdet) pour remettre pour la troisième année consécutive son prix Format Court à « Fuga » de Juan Antonio Espigares.

courtmetrange-2013

Un anniversaire s’accompagne de cadeaux, et Court Métrange nous en a réservé un beau en programmant, pour sa séance d’ouverture, une carte blanche à notre site, l’occasion pour Format Court d’explorer sa culture de l’étrange à travers six films surprenants et énigmatiques collant à l’identité de l’événement. Une initiative riche en échanges donc, puisque Format Court organisera en février prochain une séance spéciale dédiée à Court Métrange lors de nos rendez-vous mensuels au Studio des Ursulines, histoire de faire découvrir au public parisien l’invraisemblable sens du mot Métrange.

Xavier Gourdet

Retrouvez dans ce focus :

L’interview de Mathieu Berthon, réalisateur
L’interview de Tchéky Karyo, Président du jury
L’interview de Christophe Taudière, responsable du pôle court métrage de France Télévisions et chargé de programme de l’émission « Histoires courtes » sur France 2
La chronique DVD de « Oh Willy » de Emma de Swaef et Marc Roels
L’étrange programmation du dixième Court Métrange
L’interview de Benjamin Leroy,  programmateur (France)
La critique de « L’Art des Thanatier » (France)
L’interview de David Le Bozec, réalisateur de « L’Art des Thanatier (France)
L’interview de Dan Sachar, réalisateur (« Last of You », Israël)
Festival Court Métrange, les photos
« Fuga » de Juan Antonio Espigares, Métrange du Format Court 2013 !
« Oh Willy… » de Emma de Swaef et Marc Roels : Métrange du Public – Format Court
Carte blanche Format Court au Festival Court Métrange !
Nouveau Métrange du Format Court au Festival Court Métrange !

Carte blanche Format Court au Festival de Brest !

En prévision de ses cinq ans, Format Court bénéficie ce jeudi 14 novembre 2013 d’une carte blanche au Festival de Brest, après celle de Court Métrange, au mois d’octobre. Imaginée par Fanny Barrot, Katia Bayer, Agathe Demanneville et Nadia Le Bihen-Demmou, cette séance spéciale interroge en six films français et étrangers le rapport au corps et à la mise en scène. Ces courts métrages, tous évoqués sur notre site et projetés en salle, seront présentés ce jeudi à Brest, à 15h30, au Quartz (Petit théâtre), en présence de Katia Bayer et Nadia Le Bihen-Demmou.

Programmation

La lampe au beurre de Yak de Hu Wei. Fiction, 15’, 2013, Chine, France, Ama Productions. Sélectionné à la Semaine de la Critique 2013, Prix « European Film Academy » au Festival du court-métrage de Drama 2013

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Synopsis : Un jeune photographe ambulant et son assistant proposent à des nomades tibétains de les prendre en photo devant différents fonds.

Articles associés : la critique du filml’interview du réalisateur et du producteur

Mamembre de Sylvain Payen, Christophe Feuillard, Caroline Diot, Guillaume Griffoni, Clarisse Martin, Julien Ti-I-Taming et Quentin Cavadaski. Animation, 6’35 », 2011, France. Métrange du Format Court au Festival Court Métrange 2012

Synopsis : Dans une société où les personnages changent de membres comme de chemises, ce film noir/fantastique raconte l’histoire d’une mère, la quarantaine, sur-protectrice envers sa fille adolescente. Le seul recours de la fille pour retrouver sa liberté est de manger sa mère…

Articles associés : la critique du filml’interview des réalisateurs

Tania de Giovanni Sportiello, Fiction, 20′, France, 2011. Sélectionné au Festival du Film de Vendôme 2011

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Synopsis : Cachée dans un recoin d’une petite cité, Tania, seize ans, observe un groupe de jeunes, un marteau à la main.

Article associé : la critique du film

Der Da Vinci Timecode de Gil Alkabetz. Animation, 3′, 2009, Allemagne, Sweet Home Studio. Prix de la Meilleure Musique au Festival de Stuttgart 2009, sélectionné au Festival d’Annecy 2009

Synopsis : Une image est isolée afin de créer une animation basée sur ses détails. Divers fragments de cette image, avec pour points communs des formes similaires, nous permettent de découvrir des mouvements secrets.

Articles associés : la critique du filml’interview du réalisateur

Solecito d’Oscar Ruiz Navia (fiction, 20’, 2013, Colombie, Danemark, France, Contravia Films). Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs 2013

Synopsis : C’est au cours d’un casting dans leur établissement scolaire que les deux personnages de ce film ont rencontré le réalisateur. Chacun de leur côté, ils lui ont raconté l’histoire de leur rupture amoureuse. Et si la fiction leur permettait de se remettre ensemble ?

Articles associés : la critique du filml’interview du réalisateur et du co-producteur

Las Palmas de Johannes Nyholm (fiction/animation, 13’, 2011, Suède, Toppsegelsgatan 9). Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs 2011

 Synopsis : Une dame d’âge moyen en vacances au soleil essaie de se faire de nouveaux amis et de passer du bon temps. Le rôle est tenu par une petite fille d’un an, les autres personnages sont interprétés par des marionnettes.

 

Article associé : Cannes 2011 dans sa globalité


Accéder au programme sur le site du festival

Rappel. Séance Format Court ce jeudi 14/11 : carte blanche au Festival de Vendôme !

Ce jeudi, nous invitons le Festival de Vendôme à présenter, lors de notre nouvelle soirée Format Court, quatre films traitant de la jeunesse d’aujourd’hui. Cette carte blanche sera marquée par la présence d’Emilie Parey, la déléguée générale du festival et de deux équipes de films, celle de « Marseille, la nuit » (représenté par la réalisatrice Marie Monge et ses comédiens Karim Leklou, Charif Ounnoughene, Louise Monge et Taha Lemaizi) et de « 37°4 S » (évoqué par le réalisateur Adriano Valerio et la productrice Emilie Dubois). Venez les rencontrer et passer un agréable moment de cinéma en leur compagnie !

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En pratique

► Détail de la programmation : ici

► Date, horaire : jeudi 14 novembre 2013, à 20h30

► Durée de la séance : 94′

► Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris

► Accès : RER B Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Épée), BUS 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon). Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton (mais apprêtez-vous à marcher un peu…)

► Entrée : 6,50 €

► Réservations vivement recommandées : soireesformatcourt@gmail.com

Pari réussi ! Merci à vous ! Allez, on continue !

Depuis ce samedi 9/11, à une semaine de la fin de la collecte, nous venons d’atteindre notre objectif (2 000 €). Nous avons fait éclater l’oeuf d’Ulule : Format Court a remporté son pari. Merci à vous !

Grâce à votre générosité, nous allons pouvoir refaire notre site internet en prévision de l’anniversaire de Format Court, en janvier prochain. Nous allons moderniser notre identité visuelle, nous entourer d’experts en la matière (webmaster, graphiste), renouveler le nom de domaine, financer l’hébergement du site, mieux valoriser la richesse et la quantité de nos publications (près de 2.700 archives), développer de nouvelles rubriques à destination des internautes (concours, films en ligne, recherche thématique, …), et redoubler d’efforts pour accentuer la visibilité du court, que ce soit en salle ou sur la Toile.

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Face à l’excellente progression de ces derniers jours et à votre mobilisation croissante, notre ambition grandit, elle aussi, de jour en jour. Nous souhaitons aller plus loin que la « simple » refonte de notre site internet et étendre nos activités au service du court métrage. Nous vous proposons donc de nous aider à franchir un nouveau cap dans cette campagne en poursuivant l’aventure grâce aux actions suivantes :

doter nos prochains Prix Format Court remis en festival, en Belgique et en France

financer une super fête, à Paris, pour les cinq ans de Format Court

inviter les réalisateurs étrangers à venir présenter leurs films lors de nos projections Format Court à Paris. Jusqu’ici, en 16 séances organisées au Studio des Ursulines (Paris, 5ème), seulement trois réalisateurs venus d’ailleurs ont pu se déplacer à Paris pour évoquer leur travail et rencontrer le public, Emma de Swaef, Gerlando Infuso (Belgique) et Michael Rittmansberger (Autriche)

Créer à terme un festival Format Court (et oui, on est très tenté depuis le temps qu’on défend le cinéma bref et les auteurs !), payer les droits des films, inviter les équipes de films et les jurés étrangers à Paris

Notre campagne se termine la semaine prochaine, le vendredi 15 novembre. Il nous reste 7 jours pour préparer la suite, l’après-100%. La collecte ne s’arrête pas maintenant, en si bon chemin. On poursuit l’aventure tous ensemble pour la dernière ligne droite et pour que Format Court puisse se maintenir dans la course. Continuez à nous encourager, à nous soutenir, à nous envoyer vos chouettes visuels, et à aimer le court.

L’équipe de Format Court