César 2014, les résultats du premier tour

Le premier tour de vote des César s’est arrêté hier, à minuit. Les résultats sont tombés aujourd’hui après la traditionnelle conférence de presse des César d’annonce des nominations. Voici les sept finalistes « courts » ayant leurs chances à la cérémonie des César, le 28 février prochain. Bouchon ! Nous en avons chroniqué quatre et projeté cinq en salle (le bien trop discret « Marseille la nuit »), dans le cadre de nos soirées Format Court.

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Meilleur Film de Court Métrage

Avant que de tout perdre de Xavier Legrand

Bambi de Sébastien Lifshitz

La fugue de Jean-Bernard Marlin

Les lézards de Vincent Mariette

Marseille la nuit de Marie Monge

Meilleur Film d’Animation

Lettres de femmes de Augusto Zanovello

Mademoiselle Kiki et les Montparnos d’Amélie Harrault

Concours : 10 places à gagner pour la reprise du palmarès court du festival Premiers plans d’Angers mardi 4/2 au Forum des images !

Dans le cadre de notre focus consacré au festival Premiers plans d’Angers, nous avons le plaisir de vous offrir 10 places pour assister à la reprise du palmarès d’une partie des courts primés à Angers le weekend passé. La séance, composée de 5 films, aura lieu le mardi 4 février prochain à 18h30, au Forum des Images.

Pour participer à ce concours, rien de plus simple, répondez à nos deux questions ultra faciles :

– Lequel des 5 films programmés a remporté le Prix Format Court au festival du film francophone du film de Namur ?

– Quel est le nom du film d’animation qui concourait ces jours-ci au César du meilleur film d’animation ?

Clôture du concours : lundi 3 février, 12H

Programmation

Norman de Robbe Vervaeke.  Belgique / 2012 / animation / couleurs / numérique / 10’. Prix de la création musicale – Courts métrages européens et français, films d’écoles

Norman est obnubilé par les gens qui passent dans la rue. Il est obsédé par de petits détails et des habitudes étranges. Nerveux et solitaire, il erre dans la ville. Il faut rester sur ses gardes face aux personnes étranges. Qui sait ce dont elles sont capables ?

Betty’s Blues de Rémi Vandenitte. France-Belgique / 2013 / animation / couleurs / numérique DCP / 11’. Prix du public – Courts métrages français

Un jeune guitariste tente sa chance dans un vieux bar de blues de Louisiane. Il évoque la légende de Blind Boogie Jones, dans la Nouvelle-Orléans des années 1920. Une histoire d’amour et de vengeance.

Lágy Eső (Bruine) de Dénes Nagy. Hongrie / 2013 / fiction / couleurs / numérique DCP / 28’. Grand Prix du jury – Court métrage européen

Dans un village hongrois, Dani, un adolescent élevé dans un orphelinat, tombe amoureux d’une fille de sa classe. Il essaye de se rapprocher d’elle de façon obscène et maladroite. Il ne comprend pas les règles du jeu de l’amour, personne ne lui en a jamais enseigné les règles.

Flocon de neige de Natalia Chernysheva. Russie / 2012 / animation / couleurs & noir et blanc / 5′. Grand Prix du jury – Plans animés

Un petit garçon africain reçoit un flocon de neige dans une lettre envoyée par un ami. Et là, le miracle commence.

Les Jours d’avant de Karim Moussaoui. France – Algérie / 2013 / fiction / couleurs / numérique DCP / 44’. Grand prix du jury – Court métrage français et Prix d’interprétation féminine pour Souhila Malem

Une cité du sud d’Alger, au milieu des années 90. Djaber et Yamina sont voisins mais ne se connaissent pas. Pour l’un comme pour l’autre, il est si difficile de se rencontrer entre filles et garçons qu’ils ont presque cessé d’y rêver. En quelques jours pourtant, ce qui n’était jusque là qu’une violence sourde et lointaine éclate devant eux, modifiant à jamais leurs destins.

Festival de Brest, les plus, les moins

Ce vendredi 31 janvier, le festival de Clermont-Ferrand rouvre ses portes. Avec ses trois sélections, ses cartes blanches et son pays à l’honneur (les États-Unis cette année), le rendez-vous mondial du court voit large. Rien qu’en sélection internationale, plus de 70 titres sont attendus. En comparaison, le festival de Brest, bien moins médiatisé et financé, offre plus de visibilité à un nombre restreint d’élus. À titre d’exemple, 42 films en compétition ont reflété, cette année comme l’année dernière, l’état de la production européenne.

Chaque année, les deux festivals permettent de faire de passionnantes découvertes. Au hasard des programmes, on se souvient ainsi avec enthousiasme des pépites de Clermont (« Tanghi Argentini », « John and Karen », « Deweneti », « Luksus », « Mademoiselle Kiki et les Montparnos », « Andong », « Oh Willy », …) comme celles de Brest (« Dounouia, la vie », « Höstmannen », « Baby », « Moja biedna glowa », « Ünnep » ou « Apele Tac »).

L’évènement clermontois n’ayant pas encore commencé, il nous est à ce stade difficile d’en parler même si quelques films nous sont très familiers (« Subconscient Password », Cristal du court à Annecy, « Lettres de femmes », préselectionné au César du meilleur court d’animation ou « Les Jours d’avant » (Prix Format Court au festival francophone du film de Namur, lauréat du Grand Prix du Jury des courts français à Angers ce weekend).

Nous vous proposons donc de revenir sur les derniers “crû brestois”. L’an passé, nous avions attribué pour la première fois un prix à l’un des films de la compétition européenne. Nous avions ainsi pu véritablement juger la programmation dans son ensemble. Le niveau général de la sélection nous était apparu excellent et certains films magnifiques s’étaient même invités dans nos top 5 de l’année 2012 (« Tiger Boy », « Abgestempelt », « Hiljainen viikko », « Flow », « Prematur » , notre Prix, pour ne citer qu’eux). Notre intérêt s’était par contre considérablement réduit devant les sélections française et Cocote Minute (films très courts). Moins subtiles et originales, elles alimentaient des programmes inférieurs en qualité que leur consoeur européenne.

Bonnes idées

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Cette année, à l’occasion de sa dernière édition, le festival de Brest a cultivé plusieurs bonnes idées. La première : avoir osé une affiche culottée et mis enfin les hommes à poil (voir ci-dessus). La deuxième : avoir installé une table de ping-pong à proximité des salles, faisant la joie des revers festivaliers. La troisième : avoir maintenu le cap sur l’Europe, son vrai fil rouge, via différentes séances permettant de découvrir des festivals (Go Shorts aux Pays-Bas et Vilnius Film Short en Lituanie) et une école de cinéma (E.C.A.M., Madrid). La quatrième : avoir libéré un créneau dans sa grille pour une carte blanche à Format Court (nous permettant entre autres d’offrir un peu de visibilité à de bons films peu montrés en festival (« Tania » , « Solecito » , « Mamembre »).

Violence & famille

Quant à la programmation, le festival a remis à l’honneur les films européens et français et remplacé son programme Cocote Minute par une sélection OVNI (films inclassables au niveau de la forme et du fond). À Format Court, nous nous sommes à nouveau focalisés sur les films d’ailleurs. Sur le papier, les 42 films retenus cette année en compétition étaient supposés refléter “toute la magie du cinéma européen”. Sauf que ladite magie n’a concerné qu’une poignée de films réellement fascinants/fabuleux/décalés (voire les trois en même temps).

Tous les deux primés par le Jury officiel, « Die Schaukel des sargmachers » et « Hvalfjordur » se sont distingués par l’intelligence, la maîtrise et l’émotion qui s’en dégagent. Récompensé du Grand Prix, le premier est un film d’école allemand réalisé par un jeune réalisateur très prometteur, Elmar Imanov. Très pudique, le film évoque le rapport difficile entre un père et son fils sur fond de Azerbaïdjan local. La montagne, les routes difficiles, la solitude, le handicap, la violence, le malaise intergénérationnel sont les clés de ce film dur, intense, profond. « Hvalfjordur », lui, précédemment repéré par notre équipe au mois de mai (le film était en compétition officielle à Cannes où il a remporté une mention spéciale), s’intéresse aussi à la complexité des rapports familiaux (une tendance décidément sociétale et cinématographique) via la relation entre deux frères, dans d’éblouissants décors naturels islandais. Dans son film, Gudmundur Arnar Gudmundsson scrute autant le passage à l’âge adulte, la solitude et l’émotion à l’état pur que les contrastes esthétiques et dramatiques. Le résultat, magistral, a offert au film le Prix européen du Conseil régional de Bretagne.

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Parmi les films repartis bredouilles, on repère deux autres excellentes propositions. Du côté de la Grèce, un film difficile, « 45 Vathmi » de Georgis Grigorakis, évoque le quotidien d’un père de famille au chômage, aidé financièrement par son beau-frère, chauffeur de taxi. Un jour de grosse chaleur, celui-ci lui propose de gagner beaucoup d’argent en échange d’une descente musclée dans un quartier immigré d’Athènes. Loin de la Grèce-carte postale, « 45 Vathmi » n’échappe pas à son actualité (la crise et le mouvement Aube dorée) pour nous parler de torpeur, de lâcheté, de violence crue, de normalité et d’hypocrisie.

Autre film évoquant la violence contemporaine : « Colectia de arome » de Igor Cobileanski, venant de Roumanie et de Moldavie,  projeté ces jours-ci à Clermont. Le film est porté par une bonne idée scénaristique et deux jeunes comédiens très convaincants. Il s’intéresse à deux enfants travaillés par des questions de leur âge (“Qui est le plus fort ? Bruce Lee ou Mike Tyson ?”) mais qui sont incités par leurs propres pères à se battre contre d’autres jeunes pour nourrir leurs familles respectives. À l’instar de son homologue grec, Igor Cobileanski ne juge pas la situation ni ses personnages. La pauvreté marque les protagonistes et leur environnement. La seule porte de sortie est la violence, synonyme d’enrichissement et de survie. Les valeurs humaines, elles, ne comptent plus.

À côté de ces quatre films brillants, deux autres courts vus à Brest, traitant eux aussi de violence, soulèvent des questions tant leur réalisation et/ou leur histoire pose problème.

Commençons par l’espagnol « Aquel no era yo ». Certes, le film de Esteban Crespo concourt pour l’Oscar du meilleur court métrage (avec « Avant que de tout perdre » de Xavier Legrand et trois autres chanceux). Seulement, cette histoire se passant en Afrique, dans une zone de guerre interethnique, provoque un certain malaise. Lorsqu’un couple de médecins espagnols en mission humanitaire est arrêté par une milice d’enfants soldats, dirigée par un Général fou à lier, l’espoir est aussi mince que la tension est palpable. Comment retrouver l’insouciance de la jeunesse quand on est une machine à tuer, âgée de dix ans ? Comment apprendre à pardonner quand on a perdu son double et qu’on a subi un viol ? Comment vivre après la guerre et pourquoi témoigner ? Le film propose ses propres réponses via des flashbacks et le témoignage d’un ex-assassin racontant son histoire à des adolescents de son âge. Parmi les points forts du film, relevons le traitement du mal et de la tension ainsi que les sentiments d’appartenance/d’exclusion à une communauté et de culpabilité/d’acceptation face à la violence. Parmi les points faibles, certaines images insoutenables ne passent pas tout comme le tire-larmes appuyé provoqué par les gros plans et la musique de fin. Dommage.

Autre film du genre pas assez abouti à nos yeux : « Skin » de Cédric Prévost. Dans le métro parisien, à une heure tardive, une jeune femme noire cherche à éviter un homme louche, passablement ivre, au regard hagard. Il la rattrape cependant dans un couloir et lui réclame son portefeuille, en la menaçant d’une arme. S’ensuit un dialogue où il est question de skinheads, d’amour, de fratrie et de crime raciste. Malgré un début réussi, un casting efficace (Fatou N’Diaye, Grégory Givernaud) et une tension ressentie de A à Z, le film ne prend pas. La faute à un simpliste “pardon” peu significatif et un clap de fin survenu trop tôt ou trop tard.

Du côté des comédies

Pour souffler un peu entre ces films durs, Brest a heureusement retenu quelques comédies. Si « Stufe Drei » de Nathan Nill (Allemagne) et « Metube » de Daniel Moshel (Autriche) peuvent passer pour des films sympathiques (le premier confronte un jeune délinquant à un groupe handicapés, le deuxième propose un air d’opéra décalé), deux autres comédies, bien ficelées quoique très différentes, nous ont réellement marqués. En premier lieu, « Misterio », réalisé par un auteur espagnol que nous avions déjà repéré par le passé, Chema Garcia Ibarra, auteur de  « Protoparticulas ». « Misterio » évoque le quotidien plus que banal de Trini, une femme d’âge moyen passionnée par l’exploration de l’espace et les chats (malgré son allergie à ceux-ci). Sa vie bascule le jour où elle apprend que le fils d’une connaissance est en contact étroit avec la Vierge. Complètement décalé, assumant des silences et des plans totalement absurdes, le film dénote par son aspect totalement ubuesque et son invitation au voyage, aussi lointain soit-il. Le film a remporté notre Prix Format Court et a emmené son réalisateur dans de nombreux festivals, en premier lieu à la Berlinale et tout récemment au festival de Sundance.

Dans un tout autre genre comique, isolons « Locked Up », une comédie brève de Bugsy Riverbank Steel. Le film raconte avec un humour de situation sans pareil le braquage d’une banque tournant mal, avec comme originalité celle de coincer ses protagonistes à proximité des lieux de leur méfait et de libérer leur parole de malfrats amateurs. Ping-pong verbal, humour en cascade, nonsense, huis clos : le savoureux « Locked Up » nous ravit et nous renvoie à « Höstmannen », un autre film (suédois) découvert il y a quelques années à Brest, racontant également le quotidien de pauvres minables.

Voilà pour les réussites humoristiques et décalées de Brest. Du côté des comédies recalées vues au festival, mentionnons « La femme qui flottait » de Thibault Lang Wilar, un polar totalement inintéressant sur deux voisins cherchant à faire disparaître une jeune femme inconsciente, retrouvée dans la piscine d’un d’eux. Service minimum des comédiens, chute pas drôle, histoire peu originale : l’ennui est de mise devant ce film censé représenter la France à Brest. L’ennui, c’est ce qu’on retrouve aussi devant « Arbuz », un film d’école polonais de Tato Kotetishvili, évoquant la concurrence entre deux vendeurs de pastèques aux abords d’une route peu fréquentée. Difficile de déterminer la substance de film bien fade, mis à part son énergique lancer de grosses pastèques.

Drôle de drames

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Dernière catégorie de ce reportage brestois : les films dramatiques. Du côté de l’originalité et de la différence, difficile de passer à côté de « Stew and punch » du britannique Simon Ellis. Auteur de nombreux courts, le réalisateur du très remarqué « Soft », Prix du Jury à Sundance en 2008 (chroniqué il y a quelques temps sur notre site), nous propose cette fois un film en “trois actes, trois pièces et trois prises de vues.” Lorsqu’un couple accueille des amis à sa pendaison de crémaillère, le ponche s’invite à la fête et les langues s’autorisent tous les excès. Paré d’une mise en scène très maîtrisée, d’un sens du plan-séquence et de comédiens au jeu très naturel, « Stew and punch » fait partie de nos films préférés vus à Brest.

Dans un tout autre genre, on retrouve « Chefu » de Adrian Sitaru, sélectionné à Indie Lisboa, Rotterdam et Oberhausen. Adrian Sitaru est l’auteur de plusieurs courts à succès. Son dernier projet, « Chefu », illustre la relation entre un fils et sa mère de retour chez elle après quelques jours passés à Bucarest. Pendant son absence, son fils resté seul à la maison a organisé une fête, ce qui a déchaîné les passions des voisins de l’immeuble. Dénonciation, suspicion, rapports de proximité, esprit de famille. Adrian Sitaru prend tout son temps pour croquer ces thèmes avec subtilité et grande intelligence.

Terminons avec nos deux derniers recalés. « Lucas », de l’Espagnol Álex Montoya, évoque l’histoire d’un adolescent cherchant à améliorer son quotidien et à s’intégrer parmi les jeunes de sa classe en acceptant de faire des photos “innocentes” chez un particulier. En voulant explorer les limites de la jeunesse et de l’autonomie, le réalisateur propose un drame tendu ayant trait au voyeurisme, à la pédophilie et à la quête de soi sans grande valeur. Si l’innocence de l’adolescent disparaît au fur et à mesure que le vrai visage de l’adulte surgit, il manque indéniablement de la substance à ce film pourtant shortlisté pour les Goyas (les Oscars espagnols).

Quant à « 216 mois » de Valentin et Frédéric Potier déjà peu apprécié au festival de Grenoble, il cumule toujours de curieuses idées. L’histoire, d’abord, celle d’une chanteuse ventriloque obèse, enceinte en secret de son fils âgé de 18 ans (comprenez 216 mois) et refusant la liberté à ce dernier. Les aberrances scénaristiques, ensuite : la naissance accidentelle de l’enfant, son histoire d’amour, son futur role de père. L’univers visuel, enfin : le cocon dans lequel évolue l’enfant, censé représenter le ventre maternel, souffre d’un manque de crédibilité, faute de moyens peut-être. Dans ce film, les thèmes imaginés (l’emprisonnement, le mensonge, le chantage, l’amour filial et conjugal) ne marchent pas une seule seconde à l’écran. Dommage tant le refus de couper le cordon était une bonne idée de base.

Voilà pour les plus et les moins de Brest. Malgré tout, le festival reste à nos yeux un repaire incontournable de nouveaux auteurs européens. Raison pour laquelle, comme l’an passé, nous organiserons une nouvelle séance autour du festival de Brest, le jeudi 13 mars 2014 au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). « Die Schaukel des sargmachers », « Hvalfjordur », « Misterio », « Locked Up » ainsi que « Miniyamba » et « Guillaume le désespéré », seront présentés sur grand écran, en présence de leurs équipes.

Katia Bayer

Clermont-Ferrand 2014 : SRF, Bar des Réalisateurs et débat « Du court au long »

À l’occasion du festival de Clermont-Ferrand, la SRF (Société des Réalisateurs de Films) invite les festivaliers à se rendre au traditionnel Bar des Réalisateurs qui se tiendra du mardi 4 au vendredi 7 février de 18h à 20h à l’Hôtel Océania (82, boulevard François Mitterand, en face de la Maison de la Culture).

Pendant le festival, la SRF organise également un débat le jeudi 6 février à 14h30 à l’espace Forum du Marché du film autour du passage du court au long. Hélier Cisterne (« Vandal ») et Thierry de Peretti (« Les Apaches ») évoqueront les étapes qu’ils ont eu à franchir pour que leur premier long-métrage voie le jour en 2013. Ils témoigneront de leur expérience et échangeront avec les réalisateurs de court-métrage présents. Le débat sera modéré par Frédéric Farrucci, cinéaste élu au Conseil d’Administration de la SRF.

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Festival d’Angers, le palmarès court 2014

La vingt-sixième édition du festival Premiers Plans d’Angers s’est achevée ce weekend lors de la cérémonie de clôture au cours de laquelle le palmarès a révélé les coups de cœur des différents jurys, incluant le tout récent prix Format Court. Voici la liste des films primés, côté courts.

Palmarès

Grand Prix du Jury court-métrage Européen : Lágy Eső (Bruine) de Dénes Nagy, Hongrie (Hongrie)

Prix du Public court-métrage Européen : La lampe au beurre de Yak de Hu Wei (Chine, France)

Grand Prix du Jury court-métrage Français : Les Jours d’avant de Karim Moussaoui (France/Algérie)

Mention spéciale du Jury court-métrage Français : Zakaria de Leyla Bouzid (France)

Prix du Public court-métrage Français :Betty’s Blues de Rémi Vandenitte (France/Belgique)

Prix CCAS court-métrage Français : Ceux qui restent debout de Jan Sitta (France)

Prix des Bibliothécaires court-métrage Français : Juke-Box de Ilan Klipper (France)

Prix d’interprétation féminine court-métrage : Souhila Mallem dans Les Jours d’avant de Karim Moussaoui (France/Algérie)

Prix d’interprétation masculine court-métrage : Hugo Six et Alexis Delaporte, dans Les Brigands d’Antoine Giorgini (France)

Grand Prix du Jury Plans Animés : Flocon de Neige de Natalia Chernysheva (Russie)

Prix Arte Plans Animés : Rabbitland de Ana Nedeljkovic et Nikola Majdak Jr. (Serbie)

Prix Format Court Plans Animés : Trespass de Paul Wenninger (Autriche)

Grand Prix du Jury films d’écoles Européens : The Shirley Temple de Daniela Sherer (Royaume-Uni)

Prix spécial du Jury et Prix des étudiants d’Angers films d’écoles Européens : A Vokte Fjellet (To Guard a Montain) de Izer Aliu (Norvège/Albanie)

Mention spéciale du Jury films d’écoles Européens : Shopping de Vladilen Vierny (France)

Prix du Public films d’écoles Européens : Montenegro de Luiz Stockler (Royaume-Uni)

Prix de la création musicale courts-métrages et films d’écoles : Ruben Gheselle pour Norman de Robbe Vervaeke (Belgique)

Prix du Public à un scénario de court-métrage : Leçon de conduite de Stella Di Tocco et Annarita Zambrano (France)

Betty’s Blues de Rémi Vandenitte

L’histoire du blues sur fond de racisme et de désespoir amoureux. Ces thèmes ne sont pas très gais et pourtant, le réalisateur belge Rémi Vandenitte a de quoi se réjouir en ce début d’année 2014 : son film « Betty’s Blues » a déjà été sélectionné dans 59 festivals aux quatre coins de la planète (Anima, Annecy…) en plus de figurer parmi les 10 films présélectionnés dans la catégorie animation aux César 2014. Rémi Vendenitte est licencié en illustration aux Beaux-Arts de Bruxelles et en cinéma d’animation à La Cambre et, avec ce premier film post-école, il laisse à penser que sa carrière ne s’arrêtera pas là. « Betty’s Blues », co-produit avec la France (Les Films du Nord, les Trois Ours et Lunanime), concourt ces jours-ci au 26e Festival Premiers Plans d’Angers.

Le film raconte l’histoire d’un jeune guitariste qui tente sa chance dans un vieux bar de blues de Louisiane en chantant la légende de Blind Boogie Jones. Ce dernier était un musicien de la Nouvelle-Orléans des années 20 qui a connu une histoire d’amour puis de vengeance suite à des actes racistes. Pour évoquer le flash-back, ou tout du moins, la plongée dans la légende de Blind Boogie Jones, Rémi Vandenitte a eu l’ingénieuse idée de mettre en place deux techniques différentes : les marionnettes en stop motion pour ce qui est de la vie réelle, du présent du film, et l’animation 2D traditionnelle pour ce qui est du passé ou de la fable racontée. Néanmoins, les deux techniques restent connectées puisqu’elles respectent l’une et l’autre l’univers de la Louisiane, de l’esclavage et du blues : les marionnettes sont brutes et boisées, évoquant la couleur noire de la peau des esclaves ainsi que leur vie laborieuse dans les champs, et l’animation 2D rappelle la linogravure, assez utilisée à cette époque et dans les BD autour de l’histoire de la musique jazz & blues. Si bien que de la pénombre de ce bar où le guitariste entonne sa chanson devant une petite assemblée blasée, on plonge naturellement dans les tristes mésaventures de Blind Boogie Jones, et on passe d’une animation à l’autre sans soubresauts.

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Il faut dire que la musique conduit à la perfection les images et les changements d’époque puisque sa propre histoire est évoquée ici: du blues et du boogie de grande qualité nous entraînent tout le film durant. Autrement dit, la musique est à la fois utilisée pour raconter l’histoire et être racontée. Elle accompagne l’intrigue, crée des rebondissements et donne le ton. Par ailleurs, Blind Boogie Jones se sert de cette même musique dans son histoire d’amour puis pour sa vengeance : il vit une romance avec une jeune fille qu’il a attiré par ses rythmes à la guitare, puis après l’avoir perdue à cause d’un groupe du Ku Klux Klan et être devenu aveugle, il hérite d’un don musical venu des limbes qui fait danser absolument tous ceux qui l’écoutent. Sa musique fédère les gens jusqu’à ce qu’il retrouve les blancs esclavagistes coupables de son malheur qui, ne sachant pas danser, vont courir à leur perte en écoutant ces rythmes de blues quasi endiablés. On a donc ici les origines fantasmées du blues en pleine ségrégation américaine : une musique avec un rythme afro et des propos porteurs d’espoirs chantés par des Noirs au cœur d’une histoire tragique, celle de l’esclavage et du racisme.

Rémi Vandenitte parvient littéralement à nous emporter avec son film en mêlant à merveille les aspects techniques et musicaux à la narration artistique. On notera peut-être un petit manque de rythme sur la fin, mais on demeure cependant séduit par ce premier film, qu’on apprécie ou non le blues, qui plus est parce que le réalisateur a su faire de cette histoire cruelle un réel conte musical porteur d’un message universel.

Camille Monin

Consultez la fiche technique du film

Premiers Plans 2014

Pour sa 26e édition, le festival Premiers Plans d’Angers fait à nouveau la part belle aux courts-métrages en proposant à ses festivaliers un éventail de sélections riches et variés. Dans la compétition, un programme de premiers courts-métrages français, un autre de premiers courts européens et deux sélections de films issus d’écoles de cinéma nous donnent l’occasion de découvrir un panorama de la jeune création de courts-métrages et de ses auteurs émergents dans toute l’Europe. Pour la première fois cette année, six rédacteurs de Format Court (Amaury Augé, Katia Bayer, Agathe Demanneville, Camille Monin, Xavier Gourdet et Marc-Antoine Vaugeois) composeront un jury qui décernera un prix à un court-métrage de la sélection des Plans Animés. Le lauréat bénéficiera d’un focus en ligne et verra son film projeté lors d’une séance au Studio des Ursulines, à Paris.

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D’autres sélections et programmes parallèles du festival permettent également de faire des (re)découvertes. Hors compétition, les « Figures Libres » mettent en avant des courts-métrages hors normes, souvent trop singuliers pour s’insérer dans la compétition. Du côté des rétrospectives, celle consacré à Lars Von Trier propose de découvrir les courts de ce réalisateur danois de premier ordre, tandis que le programme « Métamorphose » invite à découvrir cinq courts-métrages tournant autour de cette thématique, du très récent « Junior » de Julia Ducourneau au classique « Your Face » de Bill Plymphton. L’occasion de réviser ses classiques et de faire le plein de nouveaux films en ce début d’année !

Marc-Antoine Vaugeois

Retrouvez dans ce focus :

La critique de « Pour faire la guerre » de Cosme Castro et Léa Forest (France)

L’interview de Ilan Klipper, réalisateur de « Juke-Box » (France)

– Concours : 10 places à gagner pour la reprise du palmarès court du festival Premiers plans d’Angers mardi 4/2 au Forum des images !

Festival d’Angers, le palmarès court 2014

La critique de « Betty’s Blues » de Rémi Vandenitte (France, Belgique)

Festival d’Angers, la sélection des courts français et européens, des films d’écoles européens & des figures libres

Nouveau Prix Format Court au festival Premiers Plans d’Angers

Short Screens #34: Prison, Inside Out

Avec son titre évocateur, Short Screens démarre l’année en force en proposant cinq courts documentaires qui bousculent les clichés de l’imaginaire carcéral. Des œuvres éloquentes, issues de la rencontre entre artistes en liberté et artistes en détention, qui explorent chacune à leur manière les recoins de la prison, ce monde caché et habité par des oubliés de la société. En créant des ponts entre l’intérieur et l’extérieur, infime espace de liberté, les films laissent entrevoir un dialogue; tantôt cri tantôt murmure.

En présence de Valérie Vanhoutvinck, Naser Naziri, Ravel Dilua et Maxime Le Hung.

Rendez-vous jeudi 30 janvier 2014 à 19:30, au cinéma Aventure, au 57 Galerie du Centre à 1000 Bruxelles.

Un projet à l’initiative de l’asbl Artatouille et Format Court

PROGRAMMATION:

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Ce soir, reprise de films primés au 20e festival national du film d’animation de Bruz au Studio des Ursulines

Ce lundi 20 janvier 2014 à 20h, le Studio des Ursulines (Paris, 5ème) accueille la reprise des films primés au 20e festival national du film d’animation de Bruz. La séance sera suivie d’une rencontre avec les réalisateurs présents.

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Au programme

La Vie sans truc | Prix du public | d’Anne-Laure Daffis et Léo Marchand – LARDUX FILMS – 27′

Otop | Prix SACD du meilleur film de fin d’études | de Luca Fiore – ENSAD – 06’27

Lonely Bones | Prix SACEM de la meilleure composition musicale | de Rosto – Valk Producties, Autour de Minuit – 10’

Rideau | Mention spéciale du Jury Professionnel pour un film de fin d’études | de Rémy Schaepman – La Poudrière – 04’05

Bandits manchots | Mention spéciale du Jury Professionnel pour la composition musicale | de Gianluigi Toccafondo

Fellows in the Woods | Prix Arte Créative | de Laura Carton – EMCA – 05’18

La Nuit américaine d’Angélique | Grand Prix du Jury Media | de Pierre-Emmanuel Lyet et Joris Clerté – Doncvoilà productions, Senso Film – 07’25

Miniyamba | Mention spéciale du Jury Média et Prix du Jury Jeune |de Luc Perez – 24 images – 14’47

Marchant grenu | Mention spéciale court métrage du Jury Professionnel | de François Vogel – Drosofilms – 02’20

Le 12ème Homme | Grand Prix du meilleur film de fin d’études | de Thomas Pons – ENSAD – 08’41

Comme des lapins | Grand Prix du meilleur court métrage professionnel | d’Osman Cerfon – Je suis bien content – 08’

Infos pratiques 

STUDIO DES URSULINES | 10 rue des Ursulines | Paris (5e)

Accès : RER B | arrêt Luxembourg | sortie rue de l’Abbé de l’Epée; BUS 21 et 27 | arrêt Feuillantines / BUS 38 et 82 | arrêt Auguste Comte

Tarif réduit unique : 3 €

Gratuit sur présentation de la carte d’adhérent de l’AFCA, dans la limite des places disponibles.

Pour plus de de renseignements et pour réserver votre place, merci de contacter directement l’AFCA : 01 40 23 08 13 – contact@afca.asso.fr

Festival BD6Né, appel à films

Collectif Prod lance la deuxième édition du festival BD6Né, premier festival entièrement consacré aux apports de la BD dans le cinéma et à toute la richesse des échanges entre ces deux arts. Pour la compétition de courts métrages, le festival recherche des films français et internationaux, d’une durée maximale de 20 minutes (générique inclus), produits après le 31 décembre 2011, qui rendent compte d’un attachement ou d’une passerelle entre l’art cinématographique et la bande dessinée.

Date limite d’inscription : 28 février 2014

BD6Né

Trois manières de procéder pour votre candidature :

– s’inscrire via la plateforme Film Fest Platform http://www.filmfestplatform.com/
– ou retourner la fiche d’inscription signée, accompagnée d’un DVD de visionnage à l’adresse suivante : Savès Julien / 9 rue de la Gare de Reuilly – 75012 Paris
– ou envoyer la fiche d’inscription par internet, accompagnée d’un lien vidéo de visionnage à l’adresse mail suivante : festivalbd6ne@gmail.com

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Infos : http://collectifprod.net/festival-bd6ne-2014-appel-a-films/

Rappel : Demain soir, Soirée anniversaire Format Court !

Ce jeudi 16 janvier 2014, à 20h30, notre site internet fête ses 5 ans au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). Six courts français et étrangers (incontournables, films récents et anciens, plans animés) font partie de cette programmation anniversaire, suivie d’un verre offert. Deux équipes de films sont représentées : « Us » (Julie Rousset, co-réalisatrice et co-scénariste) et « Skhizein » (Wendy Griffiths et Stéphane Piera, producteurs/Dark Prince).

5 ans web

En pratique

► Séance : Jeudi 16 janvier 2014, à 20h30

► Durée du programme : 92′

► Adresse : Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris

► Accès : RER B Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Epée), BUS 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon), Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton

► Entrée : 6,50 €

► Réservations vivement conseillées : soireesformatcourt@gmail.com

Locked Up de Bugsy Riverbank Steel

Enfermés dedans

Si « Locked up » de Bugsy Riverbank Steel était un peu à part dans la sélection du Festival de Brest, en novembre, ce n’était pas seulement pour son coté tragi-comique anglais. Son réalisateur est un de ces brillants touche-à-tout, issu de la publicité et du vidéoclip. Le court métrage de fiction sert donc ici de bascule du professionnel au personnel, permettant de créer un geste de cinéma grâce à une maîtrise des images déjà bien solide.

Ici, le prétexte est un petit film de braquage montrant un getaway driver, chauffeur d’une voiture en fuite, égarer ses clés et enfermer toute sa bande à la sortie d’un hold-up. Le réseau de référence est bien assumé et le film est à mi-chemin entre un Alfred Hitchcock britannique des années 1930 (au hasard, « Jeune et Innocent » de 1937 se déroulant en grande partie en voiture) et un passage de « Snatch » de Guy Ritchie (2000). Le rythme est rapide, malgré le huis clos automobile. Dans une même idée totalisante, le film commence comme un drame social réaliste et se termine comme une comédie familiale.

Mais l’intelligence du film est ailleurs. Elle se situe justement dans les moyens visuels mis au diapason des émotions à transmettre et qui font fonctionner l’ensemble. De ses quatre courts-métrages précédents -deux tragiques (« PACU » et « Oldman »), et deux plus humoristiques (« Guesthouse » et « I hate fancy dress »), Bugsy Riverbank Steel conserve pour « Locked up », un goût pour les espaces confinés et les flous maniérés. Une petite troupe d’acteurs qu’on imagine proche du réalisateur, revient aussi régulièrement d’un film à l’autre, aidant à rendre les personnages immédiatement crédibles.

Mais là où le film devient brillant, c’est quand il utilise ses propres contraintes comme des atouts. En enfermant ses personnages dans une voiture, la confrontation entre les personnages peut être montrée sans coupe, puisqu’ils sont assis l’un à côté de l’autre. Les inserts sur des détails et les surcadrages induits par les éléments de la voiture (cadre des portières, de la custode ou des sièges) viennent participer à cette impression de proximité. Le découpage est l’un des points forts du film et les informations arrivent à point nommé pour maintenir la tension.

locked-up-Bugsy-Steel

Au-delà des rires, les enjeux se dessinent et on se surprend à s’attacher à ces personnages un brin dérisoires, un brin minables qui s’enfonce dans un nonsense absolument britannique. Tout est là, y compris le twist final. « Locked up » fait montre d’un sens du rythme qui donne envie d’en voir plus de son auteur-clippeur. En attendant, il sera projeté le jeudi 13 mars 2014 lors de la séance Format Court consacrée au Festival de Brest.

Georges Coste

Consulter la fiche technique du film

L comme Locked up

Fiche technique

https://vimeo.com/67281449

Synopsis : Trois braqueurs de banque se retrouvent prisonniers dans la voiture qui devait leur permettre de s’enfuir.

Genre : Fiction

Durée : 7′

Pays : Royaume-Uni

Année : 2013

Réalisation : Bugsy Riverbank Steel

Scénario : Bugsy Riverbank Steel

Son : Martin Leitner

Montage : Mark Burnett

Musique : Jonathan Smith

Interprétation : Tim Bentinck, Ross Armstrong, Tom McHugh, James Rigby

Production : Bugsy Steel

Article associé : la critique du film

Les 75 titres de la compétition internationale de Clermont-Ferrand

Le festival de Clermont-Ferrand commence à la fin du mois, le 31/1. Parallèlement aux sélections nationale et Labo, le festival se dote d’une compétition internationale de 75 titres dans laquelle on retrouve avec plaisir les noms de Karim Moussaoui (Prix Format Court au Festival International du Film Francophone de Namur), Adrian Sitaru ou Chris Landreth. La découverte est également au rendez-vous puisque de nombreux réalisateurs étrangers inconnus en France sont en sélection cette année.

Liste des films sélectionnés

Les Jours d’avant de Karim Moussaoui, Algérie, France
Feux et barbecues interdits de Simon Ketteniss, Allemagne
Nashorn im Galopp de Erik Schmitt, Allemagne
Puma, mi bienamado de Nadina Marquisio, Laura Martinez, Tom Maver, Argentine
140 Drams de Oksana Mirzoyan, Armenie, Etats-Unis
Perception de Miranda Nation, Australie
Ghost Train de James Fleming, Kelly Hucker, Australie
Metube : August sings Carmen ‘Habanera’ de Daniel Moshel, Autriche
Welkom de Pablo Munoz Gomez, Belgique
De Honger de Benoit De Clerck, Belgique
Meu amigo Nietzsche de Fáuston Da Silva, Brésil
A Onda Traz, O Vento Leva de Gabriel Mascaro, Brésil, Espagne
Xe tải của bố de Mauricio Osaki, Brésil, Vietnam
Pride de Pavel Vesnakov, Bulgarie, Allemagne
Flammable de Samuel Plante, Canada
Subconscious Passwordde Chris Landreth, Canada
Un pays de silences de Paul Tom, Canada, Québec
Pork & Luna de Yu Du Xiao, Chine
Downstream de Zune Kwok, Chine, Hong Kong
Esa Música de Dario Vejarano, Colombie
The Boy de Ji-yeon Jung, Corée du Sud
The Incredible Shrinking Man de Baik Kim, Corée du Sud
The Way Back de Halla Kim, Corée du Sud
El Carro azul de Valerie Heine, Cuba, Allemagne
Ud, spring over, ind de Thomas Daneskov, Danemark
Wardyat Yanayer de Emad Mabrouk, Egypte
Elkartea de Ander Lendinez, Kote Camacho, Espagne
Sin respuesta de Miguel Parra, Espagne
Un lugar mejor de Moises Romera, Marisa Crespo, Espagne
Minerita de Raúl De la Fuente, Espagne, Bolivie
Olga de Kaur Kokk, Estonie
Solidarity de Dustin Brown, Etats-Unis
Ni-Ni de Melissa Hickey, Etats-Unis
For Spacious Sky de Coy Middlebrook, Etats-Unis
Everyone Thinks They’re Special. Nobody Cares. de Dara Bratt, Etats-Unis, Canada
Sequence de Carles Torrens, Etats-Unis, Espagne
Paratiisin avaimet de Hamy Ramezan, Finlande
Dinola de Mariam Khatchvani, Géorgie
Red Hulk de Asimina Proedrou, Grèce
Chidiya Udh de Pranjal Dua, Inde
Fitri de Sidi Saleh, Indonésie
Namo de Salah Salehi Iran
Ghost Train de Lee Cronin, Irlande, Finlande
In Search of Livingstone de Vera Sölvadóttir, Islande
Deserted de Yoav Hornung, Israël
America de Alessandro Stevanon, Italie
Junk Head 1 de Takahide Hori, Japon
Madama Esther de Luck Razanajaona Ambinintsoa, Madagascar
La Banqueta de Anaïs Pareto, Mexique, Espagne
Colectia de Arome de Igor Cobileanski, Moldavie
A Tropical Sunday de Fabian Ribezzo, Mozambique
Foad de Farzad Samsami, Norvège
Killing Phillip de Adam Gunser, Nouvelle-Zélande
Though I Know the River is Dry de Robert Hamilton Omar, Palestine, Royaume-Uni, Angleterre, Egypte
I Love Hooligans de Jan-Dirk Bouw, Pays-Bas, Belgique
Kay Pacha de Alvaro Sarmiento, Pérou
Ojcze Masz de Kacper Lisowski, Pologne
Rhoma Acans de Leonor Teles, Portugal
Techos Rotos de Yanillys Perez, République Dominicaine, France
No Kaddish in Carmarthen de Jesse Armstrong, Royaume-Uni, Angleterre
Keeping Up with the Joneses de Michael Pearce, Royaume-Uni, Angleterre
Counterpart de Adrian Sitaru, Royaume-Uni, Angleterre
Zima de Cristina Picchi, Russie
Anesthesia de Daria Vlasova, Russie
That Afternoon We Went To See The Pandas de Ric Aw , Yue Weng Pok, Singapour
A Living Soul de Henry Moore Selder, Suède
Montauk de Vinz Feller, Suisse
Hasta Santiago de Mauro Carraro, Suisse, France
Springtime de Erica Liu Taiwan, Singapour
All-Powerful! de Aditya Assarat Thailande
Selma de Mohamed Ben Attia, Tunisie
Doroga de Max Ksjonda, Ukraine
Des(pecho)trucción de María Ruiz, Vénézuela

Actus associées

Clermont-Ferrand 2014, la sélection nationale

Les films en compétition Labo au prochain festival de Clermont-Ferrand

Les films en compétition Labo au prochain festival de Clermont-Ferrand

Voici la programmation Labo du prochain festival de Clermont-Ferrand. 29 films en font partie dont ceux de plusieurs auteurs déjà présentés sur notre site : Łukasz Konopa, Pekka Veikkolainen, Alberto Vázquez, Olivier Smolders, Felix Massie, Jean-Gabriel Périot, Virgil Vernier et Edouard Salier.

Liste des films sélectionnés

Vegas de Łukasz Konopa, Royaume-Uni, Angleterre
I Love You So Hard de Ross Butter, Royaume-Uni, Angleterre
Hätäkutsu Hannes Vartiainen de Pekka Veikkolainen, Finlande
Montaña en sombra de Lois Patiño, Espagne
Heir to the Evangelical Revival de Wendy Morris, Belgique
Notes on Blindness : Rainfall de Peter Middleton, James Spinney Royaume-Uni, Angleterre
Love Games de Joung Yumi, Corée du Sud
The North Sea Riviera de Joshua Wedlake, Royaume-Uni, Angleterre
The Rising de Nick Jordan, Royaume-Uni, Angleterre
It’s time for supper de Saki Muramoto, Japon
Sangre de Unicornio de Alberto Vázquez, Espagne
Cut de Matthias Mueller, Christoph Girardet, Allemagne
Ziegenort de Tomasz Popakul, Pologne
La Part de l’ombre de Olivier Smolders, Belgique
Marilyn Myller de Michael Please, Royaume-Uni, Angleterre
The Missing Scarf de Eoin Duffy, Irlande
Box Tarik de Abdel-Gawad, Etats-Unis
A Man on the Road is Best Left Alone de Sheena McCann, Etats-Unis
The Shirley Temple de Daniela Sherer, Royaume-Uni, Angleterre
The Age of Curious de Luca Toth, Royaume-Uni, Angleterre
Paleosol 80 south de Amir Yatziv, Israel
Panorama de João Rosmaninho, Francisco Ferreira, Portugal
Through the Hawthorn de Gemma Burditt, Anna Benner, Pia Borg, Royaume-Uni, Angleterre
Noah de Walter Woodman, Patrick Cederberg, Canada
We Are Not Here de Aaron Mirkin, Canada
In the Air Is Christopher Gray de Felix Massie, Royaume-Uni, Angleterre
Le Jour a vaincu la nuit de Jean-Gabriel Périot, France
Andorre de Virgil Vernier, France
Habana de Edouard Salier, France

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Clermont-Ferrand 2014, la sélection nationale

► Les 75 titres de la compétition internationale de Clermont-Ferrand

Clermont-Ferrand 2014, la sélection nationale

Cette année, 60 films figurent en compétition nationale à Clermont-Ferrand. On y retrouve des habitués (Bastien Dubois, Angèle Chiodo, Claire Burger, Marie Amachoukeli, Benoît Delépine, Emma Luchini, Karim Bensalah, Alain Della Negra, Kaori Kinoshita, Sébastien Betbeder, Arthur Harari,  Bertrand Mandico, Yann Le Quellec, Christophe Le Masne, Lorenzo Recio, Laurent Achard) mais aussi plein de nouveaux auteurs.

Liste des films sélectionnés

37°4S  de Adriano Valerio
Abderrahman de Sfaxi Elias
Betty’s Blues de Rémi Vandenitte
Braconnière de Martin Tronquart
Cargo Cult de Bastien Dubois
Ce qui me fait prendre le train de Pierre Mazingarbe
Chiens de Angèle Chiodo
D’où que vienne la douleur de Khalil Cherti
Demolition Party de Claire Burger, Marie Amachoukeli
Duku Spacemarines de Hugo Paquin, Alice Suret-Canale, Nicolas Liautaud, Nicolas Dubois
Encore des changements de Benoît Guillaume, Barbara Malleville
Enfin la fin de Benoît Delépine
Ennui ennui de Gabriel Abrantes
Extrasystole de Alice Douard
Femme de Rio de Emma Luchini, Nicolas Rey
Fugue de Jean-Bernard Marlin
Gli immacolati de Ronny Trocker
Hashima mon amour de Aurélien Vernhes-Lermusiaux
Heures blanches de Karim Bensalah
Homme qui avait perdu la tête de Fred Joyeux
How Much Rain To Make A Rainbow ? de Alain Della Negra, Kaori Kinoshita
Insolation de Morgane Le Péchon
Inupiluk de Sébastien Betbeder
Jiminy de Arthur Molard
Juke-Box de Ilan Klipper
Kick Off de Fanny Sidney
Lame de fond de Perrine Michel
La lampe au beurre de Yak de Hu Wei
Lettres de femmes de Augusto Zanovello
Like a flower de Uriel Jaouen Zrehen
Maman de Ugo Bienvenu, Kévin Manach
Massacan de Romain Escuriola, Jason Girard
Mélodie pour Agnès de Marie Larrivé, Camille Authouart
Météo des plages Aude-Léa Rapin
Molii de Carine May, Mourad Boudaoud, Yassine Qnia, Hakim Zouhani
Nectar de Lucile Hadzihalilovic
Nuisible de Bruno Mangyoku, Tom Haugomat
La Nuit américaine d’Angélique de Pierre-Emmanuel Lyet, Joris Clerté
Oripeaux de Sonia Gerbeaud, Mathias de Panafieu
Pedro malheur de Camila Beltran
Peine perdue de Arthur Harari
Planètes après planètes de Titouan Bordeau
Prehistoric Cabaret de Bertrand Mandico
Le Quepa sur la Vilni ! de Yann Le Quellec
Ringer de Chris Shepherd
Scars of Cambodia de Alexandre Liebert
Sexy Dream de Christophe Le Masne
Shadow de Lorenzo Recio
Shopping de Vladilen Vierny
Storia de Gérard Cairaschi
Supervenus de Frederic Doazan
T’étais où quand Michael Jackson est mort ? de Jean-Baptiste Pouilloux
Le Tableau de Laurent Achard
Todo se puede de Elias Belkeddar
Tout ce que tu ne peux pas laisser derrière toi de Nicolas Lasnibat
Trucs de gosse de Emilie Noblet
Un toit pour mes vieux os de Julien Silloray
Virée à Paname de Hakim Zouhani et Carine May
Vos violences de Antoine Raimbault
Yushka de Diana Rudychenko

Actus associées : les films en compétition Labo au prochain festival de Clermont-Ferrand, les 75 titres de la compétition internationale de Clermont-Ferrand

Rencontres Internationales Henri Langlois, les films en compétition

Quelques semaines après la clôture des Rencontres Internationales Henri Langlois, nous effectuons un retour sur les perles présentées en compétition. Celle-ci comprenait 45 films d’études (dont deux longs métrages), issues de 34 écoles, qui ne manqueront pas de taquiner les films professionnels dans les sélections de festivals cette année.

Si on vous épargnera la blague sur le motif récurrent de l’année à savoir la présence du gallinacé dans pas moins de cinq films pour une raison encore inexpliquée, quelques thématiques fortes ont préoccupé les cerveaux des cinéastes internationaux en compétition à Poitiers.

On oscille ainsi entre les grands classiques du genre chers aux jeunes adultes comme les romances adolescentes dont la plus représentative se situe sans aucun doute du côté de « Trucs de gosse » d’Emilie Noblet, les questions existentielles comme dans « Good stuff » de Neta Braun de l’école Sam Spiegel de Jérusalem, et des thématiques plus inédites qui tendent à prouver que les jeunes auteurs-réalisateurs se préoccupent de questions actuelles et universelles. Ils n’hésitent pas à prendre des risques en termes scénaristiques mais on peut regretter une certaine frilosité dans l’expérimentation de formes nouvelles.

Dans la compétition, on retrouve ainsi un seul film expérimental – « Achill » de l’allemande Gudrun Krebitz, une grande majorité de fictions (24 pour 45 films) et 5 documentaires. C’est encore une fois du côté de l’animation que l’on trouve les réalisations les plus audacieuses comme le petit ovni « Montenegro » de Luis Stockler du Royal college of Art (Royaume-Uni) qui présente dans une animation épurée la vie décalée d’un personnage moderne. Le film est d’ailleurs déjà sélectionné en compétition pour les prochains festivals Premiers Plans d’Angers et Indie Lisboa.

Les destins de femmes

Parmi les grands thèmes abordés cette année, s’il est un questionnement récurrent dans les programmes, il s’agit bien de celui de la place des femmes dans le monde. Plusieurs films s’attachent à mettre en évidence la force de la nature féminine face aux hommes. Il est ici question de couple, de déchirement et de choix. Les femmes sont dépeintes comme étant des êtres forts et capables de prendre des décisions fondamentales. Femmes radicales parfois comme avec le magnifique et déroutant « Buha r» d’Abdurrahman Oder de l’université Kadir Has d’Istanbul où l’on s’immisce dans l’intimité d’un couple modeste pour lequel tout va basculer en une fraction de seconde par l’action violente de la femme. Avec une mise en scène soignée et une image en noir et blanc, ce court métrage bouleverse les idées préconçues que l’on peut avoir de ce qu’est la soumission des femmes serties dans leur foyer. Les femmes se retrouvent aussi en proie au désir adultère, suivies de près par la caméra des réalisateurs des plus classiques « Les esprits que j’invoque » de Lena Knauss et « To whom it may concern » d’Aasne Vaa Greibrokk, ou encore dans le décalé « Josephine and the roach » où une épouse malaimée par son mari s’éprend d’un cafard musicien !

Il est aussi question de femmes qui décident de ne plus être femmes et soulèvent ainsi les questions du genre. « Boy » de la danoise Julia Berreza Madsen dépeint toute la force et la conviction nécessaires à son personnage féminin qui choisit à l’adolescence de devenir ce qu’elle ressent être depuis la naissance : un homme.

Et enfin, il y a ce récit de femme, « Ginette », documentaire animé de Marine Laclotte et Benoît Allard qui, en toute simplicité, narre la vie de Ginette de son enfance à sa vieillesse. Ici, rien d’extravagant, mais de la douceur et du quotidien capté avec beaucoup de tendresse par les deux réalisateurs.

Le passage à l’âge adulte, un classique maîtrisé

Au rayon des thèmes récurrents, le passage à l’âge adulte et ses rites sont des pépites à traiter pour les réalisateurs étudiants qui, sans avoir beaucoup de recul, sont plongés dans ces questionnements à l’heure de la réalisation de leurs films.

Le film le plus bouleversant de la compétition se situe dans cette thématique. « To guard a mountain » d’ Izer Aliu de la Norvégian Filmschool. Le jury en a d’ailleurs fait son grand prix ! Ce récit familial poignant narre le voyage initiatique de deux frères. Le périple évolue lentement, tragiquement et fait passer ce court, d’un film d’une banalité ennuyeuse à un objet auquel on s’accroche jusqu’au dernier souffle.

Une autre histoire de fratrie qui tourne mal, plus classique mais tout aussi bien tenue est à mentionner : « We were wolves » de Mees Peijnenburg de la Nederlandse Film en Televisie Academie. Il est ici question du basculement de l’amour fraternel mis à mal par l’arrivée d’une fille. Un film à retenir essentiellement pour sa réalisation et son rythme particulièrement bien maîtrisés.

Le film de genre, le renouveau

Plus ou moins absents l’année dernière dans la sélection, cette année, trois films de genre semblent poser une nouvelle pierre à l’édifice au rayon des films d’études réussis. « Z1 » de Gabriel Gauchet (National Film and Television School, Royaume-Uni), « Babaga » de Gan de Lange (Sam Spiegel de Jérusalem, Israël) et « The fable of a blood-drained girl » d’Alejandro Iglesias Mendizabal (Centro de Capacitación Cinematográfica, Mexique) sont trois propositions forts différentes mais chacune ose travailler la tension, le bizarre, le non conventionnel. Sans débordement d’effets spéciaux, c’est sur la mise en scène, le rythme, l’ambiance photographique, le scénario que ces films fonctionnent à l’écran. On sent tout le travail intellectuel et technique mis en oeuvre par les étudiants pour réaliser des films aux budgets très serrés mais qui ne transigent jamais sur l’envie de faire ressentir des émotions fortes aux spectateurs. Il semble qu’une exigence supplémentaire porte ces trois films, sans concession. Avec « Z1 » Gabriel Gauchet (réalisateur de « The Mass of men ») signe un film de zombies dérangeant qui met en scène un enfant avide de sang, prêt à tout pour assouvir sa faim. Drame familial s’il en est, le film montre la lutte des parents et l’issue au goût de compromis presque sordide. « Bagaga » se situe, quant à lui, plutôt du côté du conte fantastique. Le film narre une histoire d’amour impossible entre une créature féminine au physique improbable qui vit reclue dans les bois et un beau jeune homme qui revient à la vie. Enfin, avec « The fable of a blood-drained girl », Alejandro Iglesias Mendizabal offre un pur moment de fantastique dans la programmation de cette année. Le film emporte le spectateur à travers l’histoire triviale et magique d’une jeune fille riche qui doit faire son entrée en société lors d’un grand dîner mais qui se verra contrainte par une branche qui lui pousse dans la bouche à s’automutiler pour pouvoir satisfaire aux exigences de son rang ! Le film dont la qualité et l’audace scénaristique sont certaines est également doté d’une très belle photographie. Le film est une jolie réussite.

Les pays phares de la sélection

Le cru 2013 fait la part belle à l’Allemagne avec pas moins de sept courts métrages (et un long métrage) en compétition. Ces films issus de cinq écoles différentes constituent un panel diversifié de ce qui peut se produire en matière de films d’études hormis en documentaire : un long métrage « L’étrange petit chat », un film expérimental « Achill », un film d’animation « The sunshine egg » et quatre fictions « Panihida », « 5 mètres jusqu’à Panama », « Chiralia » et « Still got lives ». Tous de qualité technique irréprochable, on s’ennuie un peu devant des productions aux sujets un peu convenus voir frileux. Seul « Achill » sort des sentiers battus et propose une patte d’auteur. A l’opposé, les deux films mexicains « La parka » et « Fable of a blood drained girl » percutent le spectateur là où il ne s’y attend pas. Avec un documentaire sur le travail d’un homme dans un abattoir et l’histoire d’une petite gosse de riche qui refuse les conventions, les réalisateurs mexicains prennent une longueur d’avance en matière d’audace.

Une mention spéciale peut également être décernée à la Belgique qui, en bon pays de l’humour, propose une des rares comédies de la sélection : « Welkom » de Pablo Munoz Gomez (prochainement visible au Festival de Clermont-Ferrand). Avec trois comédiens parfaitement drôles (Wim Willaert, Simon André et Jean-Jacques Rausin que nous avions rencontré à l’époque de Cannes), le film porte sur histoire toute bête de poulailler qui sous-tend un récit plus fort autour des tensions entre Flandres et Wallonie.

Ainsi, dans son intégralité, la sélection 2013 de la compétition internationale aura tenu ses promesses. Les films présentés portent en eux toute l’énergie de la jeunesse. Il y a là l’envie et la persévérance de ceux qui mettent de leur vie dans leurs films. Volontaires, engagés et audacieux, les jeunes réalisateurs étudiants nous ont captivés et proposé des films riches dignes de figurer dans les prochains programmes des plus grands festivals de courts métrages internationaux.

Fanny Barrot

Festival d’Angers, la sélection des courts français et européens, des films d’écoles européens & des figures libres

Le Festival d’Angers commence bientôt, le 17 janvier prochain. Parallèlement à la compétition des Plans animés pour lequel Format Court remettra un prix cette année, la manifestation accueille de nombreux courts en sélection. Voici la liste des sections compétitives européennes et françaises, des films d’écoles européens et des figures libres (premières oeuvres réalisées hors contraintes et formats).

Courts métrages européens

Claudiu & the fish de Andrei Tanase, Allemagne / Roumanie
Norman de Robbe Vervaeke, Belgique
Foto de Jan Erik Nõgisto, Estonie
La lampe au beurre de Yak de Hu Wei, Chine, France
Lágy Eső (Bruine)de Dénes Nagy, Hongrie
La Strada di Raffael de Alessandro Falco Italie/Espagne
Exchange and Mart de Cara Connolly & Martin Clark Royaume-Uni

Courts métrages français

Betty’s Blues de Rémi Vandenitte, France / Belgique
Ceux qui restent debout de Jan Sitta, France
Juke-Box de Ilan Klipper, France
Le Retour de Yohann Kouam, France
Les Brigands d’Antoine Giorgini, France
Les Jours d’avant de Karim Moussaoui, Algérie, France
Mademoiselle Kiki et les Montparnos de Amélie Harrault, France
Pour la France de Shanti Masud, France
Un début de Raphaël Santarelli, France
Zakaria de Leyla Bouzid France

Films d’écoles européens

Zima de Marcus Heep, Allemagne
Refuge de Erec Brehmer, Allemagne
Birthday Present de Guy Lichtenstein, Autriche / Israel
Tristesse animal sauvage de Florian Berutti, Belgique
Hogar Hogar de Carlos Alonso Ojea, Espagne
Insolation de Morgane Le Péchon, France
A Propos d’Anna de Emilie Noblet, France
Shopping de Vladilen Vierny, France
Extrasystole d’Alice Douard, France
Symphonie n°42 de Reika Busci, Hongrie
To Guard a Mountain d’Izer Aliu, Norvège, Albanie
Cowboys Janken Ook, Mees Peijnenburg, Pays-Bas
Zabicie Ciotki de Mateusz Glowacki, Pologne
Pandy de Matus Vizar, République Tchèque
The Shirley Temple de Daniela Sherer, Royaume Uni
Montenegro de Luiz Stockler, Royaume-Uni
Sleeping with the Fishes de Yousif Al-Khalifa, Royaume-Uni
Un Pensiero Kalasnikov de Giorgio Bosisio, Royaume-Uni
Evren’in Sonu de Eli Kasavi, Royaume-Uni
Z1 de Gabriel Gauchet, Royaume-Uni
Soles de Primavera de Stefan Ivancic, Serbie
Momo de Teodor Kuhn, Slovaquie
Plus 1 de Maxime Kathari, Suisse
17 anni de Filippo Demarchi, Suisse

Figures libres

Pour faire la guerre de Cosme Castro et Léa Forest, France
Une pâte brisée, une histoire sans drame de Elisabeth Boisson Caravella France
WipeOut de Amine Berrada, France

Format Court : Soirée anniversaire (5 ans), jeudi 16/01 au Studio des Ursulines !

Ce mois-ci, Format Court entame sa cinquième année au service de la valorisation du court métrage. Jeudi 16 janvier, deux jours après notre carte blanche au MK2 Quai de Seine, gracieusement offerte par la revue Bref, nous vous invitons à nous rejoindre au Studio des Ursulines (Paris, 5ème) pour notre séance de courts mensuelle. Deux équipes seront représentées, celle de « Us » (Julie Rousset, co-réalisatrice et co-scénariste) et de « Skhizein » (Wendy Griffiths et Stéphane Piera, producteurs/Dark Prince). Pour information, la soirée anniversaire sera suivie d’un verre.

Programmation

Les Lézards de Vincent Mariette, fiction, 14′, 2012, France, Kazak Productions. Préselectionné au César du court métrage 2014, sélectionné au MyFrenchFilmFestival.com 2014

Synopsis : Accompagné de son pote Bruno, Léon patiente dans ce hammam où il a donné rendez-vous à une fille croisée sur Internet. De rencontres étranges en révélations vaporeuses, nos deux héros attendent fébrilement l’hypothétique venue de la mystérieuse inconnue.

Article associé : la critique du film

Us de Ulrich Totier, animation, 8′30 », 2013, France, Belgique, Fargo. Prix du jury jeune, Prix CinEcole en Vendômois au Festival de Vendôme 2013. En présence de Julie Rousset, co-réalisatrice et co-scénariste

Synopsis : Dans un décor vierge et hors du temps, des bonhommes errent sans but précis. Jusqu’à ce qu’un caillou tombe du ciel… La manière dont ils s’en emparent va révéler la nature de cette drôle d’espèce.

Articles associés : la critique du film, l’interview d’Ulrich Totier

Apele Tac de Anca Miruna Lazarescu, fiction, 30’, 2011, Allemagne, Filmallée. Grand Prix du Film Court de la Ville de Brest 2011, Prix du Public au Festival d’Angers 2012

Synopsis : Roumanie, 1986: Gregor et Vali veulent s’enfuir du pays. Ils ont besoin l’un de l’autre mais une méfiance mutuelle persiste. Une nuit, Gregor voit ses doutes à propos des intentions de Vali confirmés…

Article associé : Le reportage « Rêves et désillusions européennes »

Ichthys de Marek Skrobecki, animation, 16’, 2006, Pologne. Se-Ma-For Film Studio. Prix du Public au Festival d’animation de Lubiana (Slovénie)

Articles associés : le reportage Pôle anim’, l’interview de Marek Skrobecki

Rupture de Pierre Etaix, Fiction, 11’, 1961, France, C.A.P.A.C. Prix FIPRESCI à Mannheim 1961 et Grand Prix du Festival Oberhausen 1962

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Synopsis : Un homme décide de répondre à la lettre de rupture de sa bien-aimée mais tout semble contre lui. Stylo à encre, porte-plume, table de travail, timbres-poste, papier et encrier deviennent diaboliquement récalcitrants.

Articles associés : Etaix, parcours en courts, l’interview de Pierre Etaix

Skhizein de Jérémy Clapin, animation, 13’30, France, 2008, Dark Prince. Prix Kodak à la Semaine de la Critique 2008, Meilleur film d’animation au Festival de Clermont-Ferrand 2009. En présence de Wendy Griffiths et Stéphane Piera, producteurs

Synopsis : Une météorite tombe droit sur Henri. Celle-ci va changer sa vie car Henri survit mais se retrouve à 91 centimètres de lui-même.

Article associé : l’interview de Jérémy Clapin

En pratique

► Séance : Jeudi 16 janvier 2014, à 20h30

► Durée du programme : 92′

► Adresse : Studio des Ursulines : 10 Rue des Ursulines, 75005 Paris

► Accès : RER B Luxembourg (sortie rue de l’Abbé de l’Epée), BUS 21, 27 (Feuillantines), 38 ou 82 (Auguste Comte), 84 ou 89 (Panthéon), Métro le plus proche : Ligne 7, arrêt Censier Daubenton

► Entrée : 6,50 €

► Réservations vivement conseillées : soireesformatcourt@gmail.com

Jane Campion, Présidente du Jury du 67e Festival de Cannes

L’information est tombée ce matin. La réalisatrice, productrice et scénariste néo-zélandaise Jane Campion présidera le Jury du prochain Festival de Cannes (14-25 mai), succédant ainsi à Steven Spielberg l’an passé. Seule réalisatrice à s’être vu décerner la Palme d’or pour « La Leçon de Piano », en 1993, Dame Jane, comme l’appelle Gilles Jacob, n’a pas reçu une mais bien deux Palmes d’Or (la première lui a été remise pour son court métrage « Peel » en 1986) – cas unique dans l’histoire du Festival de Cannes.

jane-campion

L’année passée, elle présidait le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages à Cannes. Acceptant très peu d’interviews, elle avait pris le temps de nous parler de ses premiers films,  de « Top of the Lake » (la série qu’elle a réalisé pour la BBC2), des nouveaux auteurs et du numérique. À l’occasion de l’annonce de Cannes, nous vous proposons de retrouver son interview sur notre site.